30 août 2009
Ganesh Chaturthi - Clichés de la semaine...
... Quelques photos prises au cours des différents Visarjan (immersions) auquels j'ai pu assister cette semaine.
Et ce n'est pas fini, on continue jusqu'à mardi...
Avec les jeunes de mon immeuble...
7 Bunglalows, JP Road, la route qui mène vers la plage...
Allez, tout le monde en voiture sur la voiture pour aller mettre Ganesh à l'eau!
Pour les familles nombreuses, il y a l'option camion...
Sur Chowpatti Beach, hier soir...
Un Ganesh imposant
Un plus petit Ganesh
La majesté des lieux...
Chowpatti beach et Marine Drive de nuit...
Un dernier aarti avant immersion...
.... Ganpati Bappa Moriya!!!
29 août 2009
Le Govindha-wallah
Allez, c'est samedi, et comme moi, vous n'échapperez pas au Govindha-wallah!!!
Tous les samedis matins, sans exception, je suis réveillée vers 8 heures par le Govindha-wallah... (et aussi certains jours en semaine s'il se trouve que ce jour-là est un festival).
La première fois, j'ai trouvé ça marrant et exotique. Ben ouais, quoi, c'est drôle un petit gars déguisé qui joue des cymbales en bas de ta fenêtre.
La deuxième semaine, j'ai dit "tiens, c'est encore lui?". Et je me suis levée pour le regarder.
la troisième semaine, j'ai dit "ttttaaaainnnnnn! Encore!!! Il est 8 heures, c'est samedi, merde!!!"
La quatrième semaine, j'ai dit "booooouuuuurdel! Mais tu vas te casser, oui?"
La cinquième semaine et les suivantes (ça fait maintenant 1an1/2....), dès qu'il s'approche de chez moi, dans mes rêves, je vois des petits singes qui jouent des cymbales, comme dans un film inspiré d'un livre de Stephen King.
Goviiiiiinnddhhaaaaa, Goviiiiiinnddhhaaaaa, Krrissshhhhhhnaaaaaa........ Cling cling cling cling cling cling cling!!!!
Mais le pire, le pire, c'est que j'ai découvert qu'il fontionnait comme un Gremlins! Depuis le début de la mousson, il a dû être touché par de l'eau et maintenant ils sont DEUX!!!!
Tiens, LA PREUVE (et tu noteras donc que je vis dans une cage dans les arbres et que ce jour-là il avait bien plu et que ma rue était inondée).
24 août 2009
Ganesh Chaturthi - rien qu'aujourd'hui...
Ca n'a pas arrêté de toute la journée (et de la nuit, aussi)...
Les chars, les processions, les tambours, les pétards, la musique, les poudres de couleurs...
Pour rentrer du bureau, j'ai dû abandonner mon rickshaw. On n'avançait plus du tout! Il y avait même un embouteillage dans ma ruelle où il n'y a généralement pas de trafic, je ne sais pas si tu imagines...!
C'EST LA FÊTE!!! J'ai la banane et je sautille dans la rue le long des processions... C'est coooooool!
Allez, encore une dizaine de jours et on n'en parle plus!!! (rhoooooooo)
Pour le son et l'ambiance, c'est juste en dessous (et vous pouvez aussi admirer l'avancement des travaux du métro de Bombay...!)
23 août 2009
Ganesh Chaturthi - C'est parti!
Ayééé, on entame la saison des festivals hindous (et le ramadan en prime) avec le début de Ganesh Chaturthi aujourd'hui.
Ganesh Chaturthi est un des plus grands festivals hindous et dure entre 11 et 13 jours en fonction des années. Le principe est simple (et pour éviter de donner trop de détails): tous les jours que dure le festival, les gens - familles, immeubles, bureaux, etc... - font des prières au dieu Ganesh afin d'obtenir chance, réussite dans toute entreprise, force spirituelle... Que des bonnes choses quoi! A la fin du festival, toutes les statues de Ganesh faites spécialement pour cette occasion sont mises à l'eau (dans la mer, dans les rivières, dans des bassins, voire même dans des seaux d'eau). J'en avais déjà parlé l'année dernière.
Hier soir, les rues et les cours d'immeubles se paraient de milles feux pour les cérémonies. Dans la plupart des immeubles, il y a des tentes sompteusement décorées de fleurs et de lumière pour recevoir la statue de Ganesh. J'ai même déjà vu quelques processions hier soir, des familles entières suivant leur Ganesh sur une cariole, accompagnées de tambours et de pétards, soufflant dans des conches... Ca va être la fête à Bombay (et le bordel dans les rues, cela va de paire!)
Cette année, j'ai décidé de m'acheter une statue de Ganesh pour mettre dans mon salon. Bien évidement, je suis incapable de faire les prières et offrandes nécessaires chaque jour, et de toute façon, ce n'est pas mon but, mais j'ai littéralement craqué devant un stand de Ganesha en plâtre sur le bord de la route. Chose incroyable, le prix de la statue n'était pas fixé, c'était à moi de donner ce que je voulais en fonction de ce que j'estimais. Eh bé... Du coup, je pense que j'ai été plus que généreuse et que j'ai payé plus de 4 ou 5 fois la valeur de mon bout de plâtre fluorescent (plus 1 roupies, on offre toujours un montant + 1 roupie dans ces occasions). But who cares? C'est seulement une fois par an et c'est pour le coté kitch de l'objet. Je crois bien que je serai incapable de m'en séparer à la fin du festival et de le noyer dans la mer. Allez, si je le passe au pssssit avec de l'eau, ça passe aussi?
Je vous présente donc mon Ganesha pitchoune qui trône maintenant dans mon salon.
(Juste à l'instant où j'écris cette note, j'entends la pooja (prière), les clochettes et les chants venant de chez mes voisins)
Ganpati Bappa Morya!
20 août 2009
Méfiants face au H1N1, les policiers ne renifleront plus les ivrognes...
...ou comment un article dans le journal peut me faire rire de bon matin (et également refléter l'étendue des moyens donnés à la police en Inde...).
Je vous traduis cette petite perle - l'original est ici.
Méfiants face au H1N1, les policiers ne renifleront plus les ivrognes
Mumbai: La peur du H1N1 a atteint les agents de la circulation de la ville. Craignant de contracter le virus, les agents de circulation de la ville, qui sentent physiquement les conducteurs sous l’emprise de l’alcool, vont désormais se restreindre à l’utilisation d’éthylomètre – et à une distance raisonnable.
Au moins 80 cas de conduite sous l’emprise de l’alcool sont enregistrés quotidiennement par le département de la circulation. Bien que la procédure soit de contrôler les conducteurs suspectés d’être soûls avec un alcotest, la pénurie d’outils – il n’y a que 70 éthylomètre dans toute la ville – et le trafic dense obligent souvent les agents de la circulation à faire un contrôle physique préliminaire des conducteurs.
« Désormais, nous n’utiliserons que l’éthylomètre » a admis un sous-inspecteur basé au poste de police de Matunga.
Sentant l’anxiété monter dans les rangs, le département de la circulation a même organisé une campagne pour sensibiliser son personnel face à la maladie redoutée. « Certains de nos agents de la circulation portent également des masques par mesure de précaution. Ces deux dernières semaines, nous avons été prudents en reniflant les conducteurs » a dit un agent de la circualtion posté à Pydhonie, un des endroits où plusieurs conducteurs ivres sont pris dans les mailles du filet chaque semaine.
....
Petites réflexions vite-fait...
SEULEMENT 80 par jour??? Mais qu'est-ce qu'ils font, bourdel?! A vue de nez, il y en a certainement beaucoup plus que ça, et j'ai pas besoin d'aller renifler les gens pour le savoir!
SEULEMENT 70 éthylomètres pour toute la ville??? Ah bah, oui, du coup, je comprends qu'ils n'attrappent personne. Mais si on calcule, ça ne fait qu'une personne par machine et par jour... Ce n'est pas un bon rendemment ça, monsieur!
"Ces deux dernières semaines, nous avons été prudents en reniflant les conducteurs" - je pleure de rire en imaginant la scène..! Comment peut-on être prudent en reniflant quelqu'un...? Je vois trop le police-wala les pieds à 10m de la voiture, penché en avant et le nez près de la fenêtre, sniff sniff sniff, sniff sniff sniff...
Enfin bref, il n'en faut vraiment pas beaucoup pour me faire rire!
13 août 2009
La panique des porcs qui volaient
Ben, vi, la swine flu… (swine flew…) Ok, je sors.
Alors, un petit bilan pré-apocalyptique qui se veut tout à fait rassurant.
Déjà, perso, je me fiche de cette swine flu autant que de la chicken flu et autre SARS que de ma première chemise. Si je l’attrape, et bien je l’attrape (étant une personne en bonne santé et sans antécédents médicaux majeurs, au pire, je serais partie pour une très mauvaise semaine…).
En revanche, si tu habites à Bombay en ce moment (et je ne te parle même pas de Pune…), c’est assez folklorique. Depuis le week-end dernier et les premiers décès à Pune puis à Bombay, c’est la PA-NI-QUE. (La plupart des décès se concentrent dans le Maharashtra – à croire que j’attire la poisse). Tout le monde ne parle que de ça, on reçoit 47 mails par jour nous expliquant comment nous protéger, etc, etc… Certes, en soit, ce n’est pas plus mal. Le gouvernement indien tente de faire de la prévention avant tout, car on ne veut même pas imaginer ce qu’il se passerait si une vraie épidémie se répandait en ville ou dans le pays.
Pour l’instant, les cinémas et théâtres de Bombay sont tous fermés pour 3 jours, les écoles pour 7 jours et les écoles internationales qui devraient reprendre les cours sous peu ont aussi reporté leur rentrée. J’ai croisé un tas de petits bambins en uniformes hauts comme trois pommes et portant des masques dans les rues et les bus scolaires. C’est un peu glauque quand même. Nous sommes donc dans la phase « il vaut mieux prévenir que guérir ».
Parce que guérir… Justement…? Comment guérir tous ces gens si jamais l’épidémie se répand? Dans un pays où l’accès au soin est plus que précaire, où les gens n’ont pas les moyens de payer un docteur et encore moins les médicaments nécessaires pour se soigner, comment faire…?
Quand on vit dans un pays occidental, on a du mal à imaginer l’ampleur qu’une telle épidémie pourrait prendre dans un pays comme l’Inde. On se dit, ce n’est pas compliqué, il suffit juste de se faire traiter, un coup de tamiflu (ou que sais-je) et on n’en parle presque plus (quand on est une personne en bonne santé, je le précise). En revanche, ici, ce n’est pas possible (sauf si on a des sous, c’est la même histoire partout, hein…).
D’ailleurs, les personnes qui ont des sous ont compris quelle était leur douleur en début de semaine. Les premiers hôpitaux PUBLICS équipés en kit de dépistage ont été pris d’assaut les premiers jours, ce qui implique que tout le monde, des classes les plus modestes aux plus riches, s’est retrouvé confronté à la réalité de la médecine publique en Inde. Les plus riches ont fortement pâlit et ont eu un sursaut de panique. Hors de question de se faire soigner dans ces conditions… Ahhh, mais ce sont les conditions de votre pays, monsieur, madame, sauf que vous refusez habituellement de les voir en les camouflant sous des liasses de roupies (mais je m’égare, je m’égare…). Bref, n’empêche que je reconnais également avoir un peu eu peur quand j’ai vu qu’aucun hôpital ‘connu’, et donc privé, n’était sur la liste, mais depuis hier, Lilavati, Breach Candy, Hiranandani et même Kokilaben Ambani sont là. Pfuuuiiii!
En attendant, les centres de dépistages sont débordés de gens malades ou qui pensent être malades, ce qui à mes yeux me parait aberrant, car si on a juste un petit rhume ou une gastro toute simple, le meilleur endroit pour attraper le virus doit probablement être la file d’attente interminable dans les hôpitaux. CQFD. Donc le meilleur moyen d’attraper des cochons volants est d’aller faire la queue à l’hôpital. Ensuite, tu retournes dans ton appartement que tu partages avec les 12 autres membres de ta famille, ou bien dans ton bidonville, et c’est là que les festivités commencent…
Ah bah tiens! Puisqu'on parle de festivités... « Eviter tout rassemblement et lieux publics bondés » est un des conseils donné par le gouvernement. Encore une fois, je dis certes, certes… Et comment qu’on fait pour que les gens ne participent pas au Krishna Janmashtami de ce vendredi, ni au Ganesh Chaturthi à la fin du mois…??? Hein? Hein? (parce que, heu, l’air con, même moi je crois que je vais y aller – je suis rebelle quand je m’y mets, ou inconsciente, je ne sais pas ce qui me qualifierait le mieux..).
Là, une petite concentration de gens pendant Ganesh Chaturthi...
Et une petite réunion familiale pendant le Krishna Janmashtami....





















