05 novembre 2009
On continue avec les moustaches...
... Cette fois-ci, elles viennent tout droit du concours annuel de moustaches qui a lieu tous les ans à la foire aux chameaux de Pushkar dans le Rajasthan!
Encore une fois, on remercie le Boston Globe et ses photos!
Ne sont-ils pas magnifiques?
27 octobre 2009
Evite de voler le mardi...
... Je crois que tu éviteras tout un tas d'ennuis si tu t'y tiens...!
Je viens de lire dans le journal que l'aéroport de Bombay sera fermé pendant 6 heures, tous les mardis, de midi à 18h (oui, oui, de midi à 18h, pas de minuit à 6 h...), et ce pour 22 semaines consécutives, afin de permettre aux autorités aéroportuaires de faire des travaux sur la piste. Bon, ok, les gros vols internationaux arrivant de nuit, ce n'est juste pas pensable non plus de faire les travaux de nuit, quand il fait un peu moins chaud (je pense aux ouvriers, moi, monsieur...).
Les plus petits avions pourront quand même utiliser la piste, ce qui n'affecte donc pas vraiment le trafic, dixit le journal, mais bon, je me méfie quand même, j'imagine déjà les heures d'attentes sur le runway (qui a dit que j'étais mauvaise langue et pessimiste, qui?!?)
Tout est expliqué par ici: http://www.hindustantimes.com/Mumbai-airport-to-be-shut-for-six-hours-every-Tuesday/H1-Article1-469649.aspx
Bon voyage et surtout, bon courage!!!
21 octobre 2009
Il y a encore du chemin à faire...
Encore un petit moment d'énervement ce matin au bureau... Je ne devrais plus m'énerver pour ça, je le sais, mais bon...
Ce matin, notre office boy passe ramasser tous les œillets qui décoraient nos PC depuis Diwali. Ces œillets ont été placés là pour 'bénir' nos ordinateurs et leur apporter chance etc pour le reste de l'année. Ils n'étaient pas encore fanés donc il y a eu un petit vent de protestation chez les filles françaises "ehhhhh, ma fleuuuuur!"
Là, une collègue indienne nous explique tout de suite: "Ne vous en faites pas, c'est parce que ce sont des offrandes aux Dieux, donc avant qu'elles ne finissent à la poubelle, nous préférons les ramasser pour aller les jeter à l'eau."
Ahhhh ok! Pas de problème! Tu peux prendre ma fleur. Donc l'office boy va jeter toutes ces fleurs aujourd'hui?
"Oui, il va toutes les mettre dans un plastique et il va les jeter dans la rivière."
...
...!!!
...???
AAAAAHHHH NON! Si tu jettes ma fleur à l'eau, tu la jettes comme ça! Tu ne la mets pas dans un plastique avant!
Mais non, mais non, elle m'a expliqué qu'il les jetait du train à un endroit bien spécifique entre Mahim et Bandra (la Mithi River, j'imagine) et qu'il balançait le plastique directement dans l'eau, pouf, comme ça. Tout le monde fait ça de toute façon. Elle n'avait pas l'air de voir où était le problème, aucune conscience écologique ou environnementale.
...
...!!!
...???
Je reste coite devant ce genre de comportement. PI-NAISE, quoi! On ne veut pas offenser les dieux en mettant leurs fleurs à la poubelle, mais on balance des sacs plastiques à la flotte. C'est une logique sans logique et sans aucun fondement et qui me TUE, parce que ce n'est quand même pas compliqué de comprendre que des milliers de sacs plastiques dans la mer et les rivières, ça va empoisonner et étouffer leur pays!
Mais nan, nan, au moins, la fleur n'aura pas été à la poubelle (au moins, là, elle aurait pu être mangée par une vache!).
30 septembre 2009
Il ne faut pas me chercher...!
L'un des grands inconvénients en Inde lorsqu'on est une femme, de surcroit, étrangère, est que l'on est constamment harcelée, hélée, regardée et prise en photo par les hommes.
C'est extrêmement pénible et même si dans la grande majorité des cas, j'arrive à faire abstraction, il y a des jours où franchement, il ne faut pas me chercher! (Je vous préviens, il y aura des gros mots dans cette note).
Pour remettre les choses dans leur contexte, regardons un petit peu la vie des jeunes hommes indiens et la façon dont ils sont éduqués. Dans la grande majorité des cas (je ne parle pas de Bombay mais du reste du pays hors grandes 'Metros'), ces hommes sont très peu instruits, ne connaissent absolument rien aux relations hommes/femmes (généralement, ils ne cotoient que leurs soeurs, cousines, tantes) et les seules choses qu'ils pensent savoir sur les femmes européennes, ils les ont apprises en regardant Alerte à Malibu et des films X téléchargés sur internet. Dans un sens, la faute aux cultures occidentales de produire et véhiculer cette image de la femme.
Ce qui fait que quand ces jeunes hommes, allez, généralement entre 15 et 35 ans, pas mariés, frustrés et les hormones en feu, croisent une femme occidentale, ils pensent qu'ils ont toutes leur chance avec elle et vont directement leur faire des avances ou les prendre en photo.
Ce week-end, Indian Samourai et moi avons fait les frais et pas qu'un peu. Parce que nous sommes toutes les deux curieuses, ouvertes, que nous voulons découvrir et comprendre le pays dans lequel nous vivons et partager ces grands moments de fête que sont les festivals, nous sommes toutes les deux allées à Jagdalpur le soir pour célébrer Dassera. Comme d'habitude en Inde, grosse foule, une masse de gens et les questions qui fusent de tous les côtés "Which country?", "What's your name?", "Hello madam", "Madam, photo with my familly!", "Madam, you like India?"... C'est classique, on n'y échappe pas, on le sait, et dans la plupart des cas, c'est juste de la curiosité et on répond gentiment avec le sourire avant de s'esquiver.
Et puis il y a les autres, les groupes de mecs qui s'approchent de vous et vous regardent avec un air libidineux dégueulasse et tentent d'entamer la conversation. Ceux-là, direct, on les remet à leur place, on leur parle sèchement et on est limite aggressive avec eux. Pas d'autre solution, malheureusement.
A Jagdalpur, tout est monté graduellement. Nous avons d'abord eu une altercation avec un type qui nous prenait en photo avec son portable "Why do you take our photo? What are you gonna do with it?" "But madame, it's for my website..." (pas chié le mec, pour lui c’était tout à fait normal) Ton website mon cul oui, tu m'effaces cette photo tout de suite ou je prends ton téléphone! Evidemment, toute altercation amène son lot de petits curieux et nous étions repérées. Nous avons commencé à être suivies par une troupe de petits mecs, pas très âgés, qui nous suivaient en faisant des commentaires graveleux (je ne parle pas hindi, mais bon, hein...) et en disant, "Madam, fuck you, fuck you".
Blogi est d'une nature patiente.
Mais Blogi, faut pas la chercher et il y a des choses qu'elle ne tolère pas.
Mais alors pas du tout…
Au 25ème "fuck you", je me suis retournée, dans une colère noire, et j'ai choppé le premier petit con qui se trouvait derrière moi. Il m'a échappé et a tenté de s'enfuir, mais il s'est retrouvé coincé contre les barrières de sécurité et entre la foule. Je lui courais après, l'agrippais par la chemise, mais il glissait et s'échappait. Je ne lâchais pas le morceau, j'allais me le faire, celui-là allait payer pour les 2 ans de 'fuck you' que je me suis pris dans la figure. On bouscule la foule à contre sens, je le rattrape, et là, un autre homme qui me voit le poursuivre l'attrape par la gorge (littéralement) et commence à lui foutre des baffes. J'arrive, je lui fonds dessus et je le baffe aussi, je l'attrape par les cheveux et je lui hurle dessus pendant que je le tape: "What did you say??!!?? What did you say to my friend and me? Go on, repeat!! REPEAT!!!" Le pauvre gars se faisait pipi dessus, entre mes baffes, le type qui le tenait à la gorge, et la foule qui se formait autour de nous, il ne pouvait rien faire. Je regarde autour de moi, je repère une patrouille de police et je traine le gars par les cheveux jusqu'à la police. Je le leur balance et je leur explique la situation. Les policiers l'attrapent et me font signe de partir. TRES BIEN! OCCUPEZ-VOUS DE LUI!!!!
Et nous filons toute les deux, direction la voiture et notre chauffeur au bout de la rue. Il n'est pas là et nous attendons quelques minutes. On le voit débarquer vite vite vite "what happened madam?". Bon, ben il semblerait qu'il soit déjà au courant, et on remarque que le jeune homme qui m'avait aidé à attraper le petit con était encore là, il nous avait suivies pour s'assurer qu'il ne nous arriverait rien d'autre. Il explique tout à notre chauffeur et à un groupe d'hommes qui ne peuvent pas s'empêcher d'écouter l'histoire, et on sent le sang monter. Ca y est, ils veulent sauver notre honneur, aller se battre, retrouver les gars et leur donner une leçon. Ça sent la vendetta. Bon, les gars, non, non, ça va allez, hein, il y a eu assez d'histoires ce soir, on va en rester là, ok. Ok. Nous étions sur le point de repartir quand on voit notre 'sauveur' se faire prendre à partie dans la foule et se faire taper dessus. Le groupe de mectons qui nous avait importunées l'avait retrouvé et voulait régler leur compte avec lui. Ohhhhh putain! Je reconnais le petit mec dans le groupe et je gueule. Notre chauffeur et 3 mecs se mettent à courir après le groupe dans la foule. N'immmmmporte quoi! Ça aurait pu dégénérer en bagarre générale, mais ils n'ont pas réussi à les rattraper (et heureusement, je vous le dis...).
Moi, dans toute cette histoire, ce qui m'énerve vraiment, c'est évidement cette attitude des hommes envers les femmes occidentales (jamais ils ne se permettraient ce genre de comportement avec une indienne). Ils n'ont absolument aucun respect pour nous. Ensuite, tout le monde nous dit: "mais vous savez très bien comment c'est, les mecs sont comme ça, vous saviez que vous auriez des ennuis en allant là-bas." Mais CE N'EST PAS NORMAL que je ne puisse pas me promener dans une ville, le jour où on célèbre la Déesse sous toutes ses formes (si c'est pas paradoxal, ça aussi!) sans me faire insulter. Et en plus, je ne me promène pas en mini-short et débardeur, je porte une kurta, un pantalon long et j'ai même les cheveux attachés. Tu ne vas pas me dire que c'est moi qui ai provoqué, là! Oui, mais comme on ne peut pas changer l'attitude de millions de gens, c'est à moi de m'adapter et à ne pas sortir le soir. Quand on en vient à réduire ma liberté de mouvements et de déplacements, je me fâche, surtout si je ne fais rien de mal.
Rhalalalalala, what to do, hein? Ben rien. Continuer à gueuler, dans chaque ville, à chaque déplacement. Continuer à leur faire comprendre, de la façon la plus violente et agressive possible, qu'on ne parle pas à une femme comme ça. Mais je ne sais pas si ça marche. Généralement, dès qu'on tourne le dos après avoir crié un bon coup, on entend des petits rires narquois...
Restons zen... (et évitons de donner des baffes aux petits indiens... Même s'ils le méritent.)
29 août 2009
Le Govindha-wallah
Allez, c'est samedi, et comme moi, vous n'échapperez pas au Govindha-wallah!!!
Tous les samedis matins, sans exception, je suis réveillée vers 8 heures par le Govindha-wallah... (et aussi certains jours en semaine s'il se trouve que ce jour-là est un festival).
La première fois, j'ai trouvé ça marrant et exotique. Ben ouais, quoi, c'est drôle un petit gars déguisé qui joue des cymbales en bas de ta fenêtre.
La deuxième semaine, j'ai dit "tiens, c'est encore lui?". Et je me suis levée pour le regarder.
la troisième semaine, j'ai dit "ttttaaaainnnnnn! Encore!!! Il est 8 heures, c'est samedi, merde!!!"
La quatrième semaine, j'ai dit "booooouuuuurdel! Mais tu vas te casser, oui?"
La cinquième semaine et les suivantes (ça fait maintenant 1an1/2....), dès qu'il s'approche de chez moi, dans mes rêves, je vois des petits singes qui jouent des cymbales, comme dans un film inspiré d'un livre de Stephen King.
Goviiiiiinnddhhaaaaa, Goviiiiiinnddhhaaaaa, Krrissshhhhhhnaaaaaa........ Cling cling cling cling cling cling cling!!!!
Mais le pire, le pire, c'est que j'ai découvert qu'il fontionnait comme un Gremlins! Depuis le début de la mousson, il a dû être touché par de l'eau et maintenant ils sont DEUX!!!!
Tiens, LA PREUVE (et tu noteras donc que je vis dans une cage dans les arbres et que ce jour-là il avait bien plu et que ma rue était inondée).
20 août 2009
Méfiants face au H1N1, les policiers ne renifleront plus les ivrognes...
...ou comment un article dans le journal peut me faire rire de bon matin (et également refléter l'étendue des moyens donnés à la police en Inde...).
Je vous traduis cette petite perle - l'original est ici.
Méfiants face au H1N1, les policiers ne renifleront plus les ivrognes
Mumbai: La peur du H1N1 a atteint les agents de la circulation de la ville. Craignant de contracter le virus, les agents de circulation de la ville, qui sentent physiquement les conducteurs sous l’emprise de l’alcool, vont désormais se restreindre à l’utilisation d’éthylomètre – et à une distance raisonnable.
Au moins 80 cas de conduite sous l’emprise de l’alcool sont enregistrés quotidiennement par le département de la circulation. Bien que la procédure soit de contrôler les conducteurs suspectés d’être soûls avec un alcotest, la pénurie d’outils – il n’y a que 70 éthylomètre dans toute la ville – et le trafic dense obligent souvent les agents de la circulation à faire un contrôle physique préliminaire des conducteurs.
« Désormais, nous n’utiliserons que l’éthylomètre » a admis un sous-inspecteur basé au poste de police de Matunga.
Sentant l’anxiété monter dans les rangs, le département de la circulation a même organisé une campagne pour sensibiliser son personnel face à la maladie redoutée. « Certains de nos agents de la circulation portent également des masques par mesure de précaution. Ces deux dernières semaines, nous avons été prudents en reniflant les conducteurs » a dit un agent de la circualtion posté à Pydhonie, un des endroits où plusieurs conducteurs ivres sont pris dans les mailles du filet chaque semaine.
....
Petites réflexions vite-fait...
SEULEMENT 80 par jour??? Mais qu'est-ce qu'ils font, bourdel?! A vue de nez, il y en a certainement beaucoup plus que ça, et j'ai pas besoin d'aller renifler les gens pour le savoir!
SEULEMENT 70 éthylomètres pour toute la ville??? Ah bah, oui, du coup, je comprends qu'ils n'attrappent personne. Mais si on calcule, ça ne fait qu'une personne par machine et par jour... Ce n'est pas un bon rendemment ça, monsieur!
"Ces deux dernières semaines, nous avons été prudents en reniflant les conducteurs" - je pleure de rire en imaginant la scène..! Comment peut-on être prudent en reniflant quelqu'un...? Je vois trop le police-wala les pieds à 10m de la voiture, penché en avant et le nez près de la fenêtre, sniff sniff sniff, sniff sniff sniff...
Enfin bref, il n'en faut vraiment pas beaucoup pour me faire rire!
13 août 2009
La panique des porcs qui volaient
Ben, vi, la swine flu… (swine flew…) Ok, je sors.
Alors, un petit bilan pré-apocalyptique qui se veut tout à fait rassurant.
Déjà, perso, je me fiche de cette swine flu autant que de la chicken flu et autre SARS que de ma première chemise. Si je l’attrape, et bien je l’attrape (étant une personne en bonne santé et sans antécédents médicaux majeurs, au pire, je serais partie pour une très mauvaise semaine…).
En revanche, si tu habites à Bombay en ce moment (et je ne te parle même pas de Pune…), c’est assez folklorique. Depuis le week-end dernier et les premiers décès à Pune puis à Bombay, c’est la PA-NI-QUE. (La plupart des décès se concentrent dans le Maharashtra – à croire que j’attire la poisse). Tout le monde ne parle que de ça, on reçoit 47 mails par jour nous expliquant comment nous protéger, etc, etc… Certes, en soit, ce n’est pas plus mal. Le gouvernement indien tente de faire de la prévention avant tout, car on ne veut même pas imaginer ce qu’il se passerait si une vraie épidémie se répandait en ville ou dans le pays.
Pour l’instant, les cinémas et théâtres de Bombay sont tous fermés pour 3 jours, les écoles pour 7 jours et les écoles internationales qui devraient reprendre les cours sous peu ont aussi reporté leur rentrée. J’ai croisé un tas de petits bambins en uniformes hauts comme trois pommes et portant des masques dans les rues et les bus scolaires. C’est un peu glauque quand même. Nous sommes donc dans la phase « il vaut mieux prévenir que guérir ».
Parce que guérir… Justement…? Comment guérir tous ces gens si jamais l’épidémie se répand? Dans un pays où l’accès au soin est plus que précaire, où les gens n’ont pas les moyens de payer un docteur et encore moins les médicaments nécessaires pour se soigner, comment faire…?
Quand on vit dans un pays occidental, on a du mal à imaginer l’ampleur qu’une telle épidémie pourrait prendre dans un pays comme l’Inde. On se dit, ce n’est pas compliqué, il suffit juste de se faire traiter, un coup de tamiflu (ou que sais-je) et on n’en parle presque plus (quand on est une personne en bonne santé, je le précise). En revanche, ici, ce n’est pas possible (sauf si on a des sous, c’est la même histoire partout, hein…).
D’ailleurs, les personnes qui ont des sous ont compris quelle était leur douleur en début de semaine. Les premiers hôpitaux PUBLICS équipés en kit de dépistage ont été pris d’assaut les premiers jours, ce qui implique que tout le monde, des classes les plus modestes aux plus riches, s’est retrouvé confronté à la réalité de la médecine publique en Inde. Les plus riches ont fortement pâlit et ont eu un sursaut de panique. Hors de question de se faire soigner dans ces conditions… Ahhh, mais ce sont les conditions de votre pays, monsieur, madame, sauf que vous refusez habituellement de les voir en les camouflant sous des liasses de roupies (mais je m’égare, je m’égare…). Bref, n’empêche que je reconnais également avoir un peu eu peur quand j’ai vu qu’aucun hôpital ‘connu’, et donc privé, n’était sur la liste, mais depuis hier, Lilavati, Breach Candy, Hiranandani et même Kokilaben Ambani sont là. Pfuuuiiii!
En attendant, les centres de dépistages sont débordés de gens malades ou qui pensent être malades, ce qui à mes yeux me parait aberrant, car si on a juste un petit rhume ou une gastro toute simple, le meilleur endroit pour attraper le virus doit probablement être la file d’attente interminable dans les hôpitaux. CQFD. Donc le meilleur moyen d’attraper des cochons volants est d’aller faire la queue à l’hôpital. Ensuite, tu retournes dans ton appartement que tu partages avec les 12 autres membres de ta famille, ou bien dans ton bidonville, et c’est là que les festivités commencent…
Ah bah tiens! Puisqu'on parle de festivités... « Eviter tout rassemblement et lieux publics bondés » est un des conseils donné par le gouvernement. Encore une fois, je dis certes, certes… Et comment qu’on fait pour que les gens ne participent pas au Krishna Janmashtami de ce vendredi, ni au Ganesh Chaturthi à la fin du mois…??? Hein? Hein? (parce que, heu, l’air con, même moi je crois que je vais y aller – je suis rebelle quand je m’y mets, ou inconsciente, je ne sais pas ce qui me qualifierait le mieux..).
Là, une petite concentration de gens pendant Ganesh Chaturthi...
Et une petite réunion familiale pendant le Krishna Janmashtami....
25 juillet 2009
THANK GODs, it did not rain!
On peut remercier Shiva, Brahma, Ganesh, Laxmi, Durga, Saraswati, Hanuman, Krishna, Jésus, Buddha et Allah, il n’a pas plu hier et le temps semble calme aujourd’hui!
Hier après-midi, Mumbai a connu la marée la plus forte du siècle en plein milieu d’après-midi. La mer n’est jamais montée aussi haut depuis plus de 100 ans. Evidement, tout le monde s’angoissait, car s’il avait plu, l’eau n’aurait pas pu s’évacuer vers la mer… Ca aurait été catastrophique.
En attendant, moi, j’ai bravé l’interdiction de s’approcher des plages (c’est pas bien) pour aller faire des photos à Juhu Beach à l’heure exacte de la marée haute. Et ben mon n’veu, je me suis bien amusée! Mon appareil photo, beaucoup moins (je sais maintenant que le déclencheur refuse de fonctionner dans les atmosphères extrêmement humides, chaudes et confinée - j’étais obligée d’aller le faire sécher dans les courants d’air pour qu’il arrête de bouder!). C'est d'ailleurs pour cela que les clichés sont tout pourris, flous, surexposés... Les conditions ne me permettaient pas de faire de bons réglages.
Voilà quelques photos du spectacle!
Juhu Beach – Jeudi 24 juillet – entre 12h45 et 13h45
Les vagues viennent taper contre le YMCA
Impossible de sortir du Sea View Hotel côté plage aujourd'hui...
...parce qu'il n'y a tout simplement plus de plage!
Les stand holders font ce qu'ils peuvent pour évacuer l'eau, mais c'est un peu peine perdue. Pour ceux qui ne connaissent pas le food court de Juhu Beach, ces stands sont sont sur-élevés de 10-15 marches par rapport à la plage...
Les 'sauveteurs' font de leur mieux pour disperser la foule...
... Qui n'attend que ça!
... incroyable...!
Devant le Bungalow d'Amithab Bachchan, qui doit se trouver à environ 400-500 mètres à vol d'oiseau de la mer... La marée est montée jusque chez lui... C'est là qu'on est vraiment heureux qu'il n'ait pas plu!
Pour des photos professionelles, beaucoup plus impressionantes que les miennes, c'est par ici! Allez faire un tour et prenez-vous un grand bol d'air frais et une douche virtuels! (Allez-y vraiment, elles sont spectaculaires!!!)
DNA Mumbai - High TIde - Thursday 23 July
DNA Mumbai - The Tide Continues - Friday 24 July
India Today - Massive High Tides Hits Mumbai - Friday 24 July
05 juillet 2009
It’s a rainy day… He hé!
Sans dec, hier il a plu comme vache qui pisse. Un truc de malade. La Bretagne à côté, c’est du chichi de pat! J’ai passé l’après-midi à regarder l’eau monter dans ma rue et à me demander si oui ou non, je tentais la descente jusque dans le sud à Malabar Hill, sachant que certains quartiers d’Andheri East étaient déjà sous l’eau…
Bon, l’un dans l’autre, je me dis, allez, vas-y, tente le coup, au pire tu fais demi-tour si les rues sont trop inondées ou si ça devient trop dangereux.
Me voilà partie pour un voyage subaquatique, d’abord dans un rickshaw, ensuite dans un taxi, à éviter les rues trop inondées. On double des gens complètement trempés. Ils ont carrément abandonné l’idée du parapluie, au point où on en est, mouillé pour mouillé, autant y aller jusqu’au bout. Je plains les gars à moto qui se font copieusement asperger par les voitures et les bus qui les doublent (‘tain mais c’est hyper dangereux en fait). Et moi j’avance doucement, mais surement, plus ou moins au sec, j’ai au moins cette chance là. Je me fais une carte mentale de mes amis qui habitent dans les quartiers que je traverse car je pense déjà au retour… Qui est-ce que je connais dans ce quartier que je pourrais réveiller au milieu de la nuit si jamais je suis coincée en remontant…? Et il pleut, et il pleut, et il pleut… rhhooofffff….! Où est la bergère?
Tout allait plus ou moins ‘bien’ jusqu’à Malabar Hill.
Malabar Hill porte bien son nom. C’est une colline, que dis-je, c’est une montagne, c’est un pic, c’est un cap, c’est un roc, c’est une péninsule qui s’enfonce dans la baie de Bombay. En bas de la colline, je sens que ça va être super dur. Le taxi ne roule plus, non, non, il flotte... Il y a de l’eau jusqu’aux portières. Hummmmm. Driver, you’re gonna be ok? Yes, madam, we will try. Et on s’engage dans les rues en lacets qui grimpent, grimpent, grimpent, et nous sommes carrément à contre-courant d’un torrent qui dévale la colline. Il y a de l’eau qui arrive de partout, d’en haut de la rue principale, des ruelles, les gens ont de l’eau jusqu’aux genoux, ils peinent contre le courant, les voitures calent les unes après les autres, noyées… Seuls les gros 4x4 montent en noyant tout ce qu’ils croisent sur leur passage. Ouahhhhh… Mon chauffeur prend les virages tant bien que mal, et… Ce qui devait arriver arriva…
On a calé.
Plus possible de redémarrer.
Mince…
Le taxi en plein milieu du virage, donc on ne pouvait pas rester là. Et c’est parti pour une marche arrière, sans moteur, (sans les mains, ouuuéééé) en plein milieu du torrent qui frappe sur les portières de la voiture… Et hop, il se glisse contre le mur d’un immeuble et se range là.
Bon, on fait quoi ?
On attend un peu, dans l’espoir que le moteur veuille bien redémarrer.
Nope, aucune chance.
Je me dis que c’est bête d’être arrivée jusque là et de devoir faire demi-tour. Je demande si l’endroit où je dois aller est encore loin. 2-3 minutes walk, madam.
Bon ben c’est parti. Je paie mon chauffeur et lui laisse un gros pourboire, le pauvre, son taxi est noyé… Et moi, tel Indiana Jones en ciré, parapluie et chaussures en plastiques, j’attaque la remontée du torrent à pied.
Note LA paire de chaussures en plastique 41 fillette, l’accessoire indispensable de cette mousson. Pas la peine de les chercher à Bombay, je les ai trouvées à Bangkok!
F*ck man! Entre l’eau qui rebondit sur les murs dans les virages, les voitures qui me doublaient, les ruisseaux qui déboulaient des ruelles sur le côté, j’ai été trempée comme une soupe en moins de 30 secondes. Mon jean a absorbé la moitié de l’eau tombée sur Bombay toute la journée. Schlooooorp, comme ça! Grahhhhh ! Je zigzague dans les virages pour éviter les montées d’eau et effectivement, au bout de 3 minutes, j’arrive chez mes amis. C’est toujours la classe internationale d’arriver dans une soirée en ressemblant à un chat mouillé (et les mains bleues schtroumpf, merci good indian quality bag qui ne déteint pas…).
Mais bon, un coup d’œil aux bas de pantalons des gens et je me rassure que je ne suis pas la seule dans ce cas.
Heureusement pour moi, la pluie s’est calmée après quelques heures et j’ai pu rentrer sans aucune encombre à la maison (si par encombre, je ne parle pas du chauffeur de taxi qui essaie encore et toujours de m’avoir… Franchement, les gars, quand vous voyez que je me dépatouille en hindi, que je connais mieux le chemin que vous pour rentrer chez moi, n’essayez pas de me rouler sur le prix de la course et le prix du nouveau Bandra-Worli Sea Link (qui est encore gratuit…)… C’est perdu d’avance!)
Allez, pour conclure, ce magnifique morceau que mon Ipod m’a dégoté hier quand j’étais dans mon taxi, hé hé!
03 juin 2009
Monsoon, Season 2...!
Je balance le teaser!
On regarde le ciel, on compte les averses (une super forte dans la nuit de dimanche à lundi qui m'a fait croire que mon ventilo me tombait sur la figure à 3h du mat, et une autre tôt mardi matin, mais rien d'autre depuis...)
Il fait lourd, il fait très chaud. Franchement, je dis que d'ici une semaine on est bon pour la pataugeoire. Je vais ressortir mon rickshaw submarine et ranger mes Tshirt blancs (MA grosse erreur de Monsoon Season 1).
En attendant, je relaie ce mail on ne peut plus rassurant que le consulat de France vient de nous envoyer (comme quoi je ne racontais pas que des conneries ici...!)
Alerte Mousson
Chers compatriotes,
La municipalité de Bombay (BMC) a diffusé un communiqué sur les risques
d'inondations prévisibles durant la mousson 2009. En effet, la conjonction
de fortes marées et de pluies, même modérées, pourrait entraîner des
inondations à Bombay, notamment dans les quartiers suivants : Lower Parel,
Bandra Kurla Complex, Kalina, Andheri (yay, ça, c'est moi!!!), Borivali, Malad, Navi Mumbai.
Des alertes sont lancées pour les jours suivants :
- mercredi 24 juin : marée haute (4,95 m) à 13h41 ;
- jeudi 25 juin : marée haute (4,97 m) à 14h24 ;
- jeudi 23 juillet : marée haute (5,01 m) à 13h23 ;
- vendredi 24 juillet : marée haute (5,05 m) à 14h03 ;
- samedi 25 juillet : marée haute (4,94 m) à 14h43.
Les écoles seront fermées le 24 juillet (amplitude de marée record depuis
plus de 100 ans).
Le Consulat Général de France vous invite donc à la prudence pendant les
jours concernés par ces fortes marées. Il est recommandé d'éviter les
déplacements, spécialement en voiture, et de décaler les voyages prévus à
Bombay à ces dates.
Par ailleurs, on attend de fortes vagues le 22 juillet, en raison d'une
éclipse de soleil. Les plages et bords de mer sont donc à éviter ce jour-là.
Je saisis cette occasion pour vous rappeler, en cette période de
changements, la nécessité de signaler vos départs et de recommmander aux
nouveaux arrivants de s'inscrire auprès du consulat.
Bien cordialement,
François PUJOLAS,
Consul Général





















