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Meri zindagi Mumbai me!

14 septembre 2009

Ya un nouveau film...

... qui vient de sortir.

Baabaarr...

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Ben je ne sais pas pourquoi, mais j'ai comme l'impression que ça ne parle pas d'un petit éléphant poli en costume vert...

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06 juin 2009

Home...

Hier, dans le cadre de la journée de l’environnement, j’ai été joyeusement conviée par le Consulat de France à aller manger des petits fours et boire du champagne découvrir Home, le film de Yann Arthus-Bertrand au PVR de Phoenix Mall à Lower Parell.

Une invitation pour voir un film engagé sur la protection de l’environnement, évidement, je suis partante. (Et puis si on peut se régaler au frais de la princesse aussi, tant qu’à faire…).

Donc me voili-voilà, tranquillou à attendre mes amis devant le cinéma. Je regarde les préparatifs, on déroule le tapis rouge, je vois les employés du consulat arriver en livrée blanche avec épaulettes bleu-blanc-rouge, les bras chargés de carton de vin (yeaaaah, vive la République), il y a les lambda comme moi qui sont venu découvrir le film, en jean tee-shirt et il y a les VIP beaucoup plus guindés. Une rumeur commence à circuler… Tu sais qui doit venir! Nan ? Si, si, si…!!! C’est truc qui l’a dit à chose et ouais, il parait qu’il est très engagé (mouaif, on y croit) et c’est pour ça qu’il vient! Ah ouais? Ben on verra.

En attendant, on pensait tous que le film commencerait à 19h30, mais naaaann, c’est le cocktail à 19h30, le film, c’est à 21h. Là, là, stratégiquement, c’est pas bon… Franchement, 1h30 de cocktail avec les plateaux de petits fours et le vin qui passe sans discontinuer (surtout, qu’instinctivement, mon groupe s’était placé juste à la sortie des cuisines… Nous ne perdons jamais le nord. Plus jamais on nous invitera aux petites sauteries du consulat, je le sens). On discute, on papote, on voit les mêmes têtes que d’habitude, on recroise avec plaisir des gens qu’on n’a pas vu depuis longtemps (spécial coucou à G, merci de me lire tous les jours!!! Saaalûûût!!!). Blablablabla… C’est l’heure du film.

On s’installe confortablement dans les supers fauteuils de la mort inclinables du PVR (les cinés multiplexes en Inde, c’est une expérience à vivre au moins une fois dans sa vie), les filles s’emballent dans leurs châles en laine du cachemire mi-poils de yack mi-poil de biquette (oui, parce qu’il fait à vue de nez 17 degrés dans la salle – bande de malades de la clim, il fait 38 dehors…! Et on vient voir un film sur la protection de l’environnement, c’est ça???), et puis une sympathique personne vient nous faire un discours de bienvenue sur des Ferrari (bonjour monsieur), ensuite, c’est le tour de monsieur le Consul (qui est un homme fort  charmant, mais je crois vous l’avoir déjà dit à plusieurs reprises.), et puis c’est le tour des 6 (OUI, SIX, S-I-X) sponsors de parler. C’est là que tu mesures l’ampleur des dégats vin + petits fours + sièges inclinables + châle doudou tout chaud + j’ai envie de faire pipi en fait. Ohhhh, mon dieu, ça va être looooong! Mais je me suis ressaisie très vite, parce que monsieur La Rumeur, celui dont je n’ai pas dit le nom plus tôt (je suis la reine du suspense), était entré dans la salle. Gniakk hahahahahaha, je vous le donne en mille:

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Amitabh Bachchan!!! BIG B!!!

(pour les français hors bollywood context. Tu vois Johnny? Oui, bon, multiplie Johnny Halliday puissance 47, et tu obtiens le coefficient de superstarité du monsieur. Amitabh Bachchan, si tu as vu Slumdog Millionaire, c’est l’acteur pour lequel le héros du film se jette dans la merde pour avoir un autographe). Voilà. Big B, quoi. Il nous fait un petit speech, il est content d’être là pour soutenir cette cause, il parle de sa légion d’honneur (ou bien chevalier des arts et des lettres – chais plus) (ah ouais, c’est vrai j’avais oublié ça), de promouvoir le ciné français en Inde. Cool, gentil. Merci. Ah ben au revoir… Tu restes pas regarder le flimi ? Non ? Ah bah non… ben tcho tcho alors.

Et le film commence.  Evidement, Home est une pure merveille pour les yeux.

Nous habitons sur une terre magnifique, splendide, miraculeuse, pleine de couleurs, de formes, de vie, c’est exceptionnellement beau. On se croirait souvent en plein milieu d’une peinture abstraite, l’Islande en presque noir et blanc ressemble à une peinture de Pollock, certains volcans et accumulations de roches ressemblent à une palette de peintre en plein travail, des gros coups de gouache éclatée au pinceau. C’est tout simplement sublime. Juste un peu long (c’est dommage), mais c’est un pur régal pour les yeux (et ça me donne envie de voooyager…). Et effectivement, l’homme est aujourd’hui en train de détruire un des biens les plus précieux que nous ayons et si nous ne nous réveillons pas très vite (à moins qu’il ne soit déjà trop tard, j’en ai bien peur), les générations à venir n’auront plus rien. Pour résumer tout cela et réfléchir un peu, il y a cette phrase de Saint-Exupéry, reprise par M. le Consul hier soir : «nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants.» Exactement.

Mais je crains que dans des pays comme l’Inde, tout ceci soit très difficile à appliquer. Rien que la semaine dernière, je ne suis presque violemment disputée avec une connaissance à ce sujet. Nous étions dans la rue, en train de boire un chai dans des petits gobelets en plastique. Lorsque j’ai eu fini le mien, je m’excuse un instant et je vais le jeter dans une poubelle qui se trouvait à 10m de là. Mon ami me dit de ne pas prendre cette peine et de simplement jeter mon gobelet par terre au milieu de tous les autres détritus.

Donc, toi, tu jettes ton gobelet par terre? Ca ne te dérange pas que ton quartier ressemble à un dépotoir?

-       Non, ça a toujours été comme ça de toute façon.

-       Et tu n’as pas envie que ça change?

-       Non, je m’en fiche. C’est certes moche et dégueulasse, mais on ne peut rien faire.

-       Si, tu peux faire 10m et jeter ton gobelet à la poubelle, c’est le premier pas vers un changement.

-       Ca ne sert à rien. Les autres jettent leurs trucs par terre, alors pourquoi pas moi ? Et puis il y a des choses beaucoup plus importantes à traiter dans ce pays qu’apprendre aux gens à ne pas jeter leur détritus par terre.

-       Je suis tout à fait d’accord. Il y a des tas de gens dans ce pays qui doivent d’abord penser à leur propre survie avant autre chose. Mais toi, toi, tu es instruit, tu as un bon boulot, tu ne meurs pas de faim, tu vois et tu sais et tu comprends que tout ce qui t’entoure est un pur scandale environnemental, et pourtant tu ne fais rien? Tu ne veux pas faire ce tout petit geste qui permettrait peut-être de donner à tes enfants et des petits-enfants un meilleur environnement pour grandir?

-       Non, moi j’ai grandi là-dedans et eux aussi le feront.

-       Ah ? (là, moi je suis à cours d’argument)

-       Ouais. Et de toute façon, je m’en fiche. Je veux immigrer.

-       (je suis soufflée). Ah bah good luck à l’étranger alors.

What to do…??? What to do, hein??? Il y a encore de gros efforts à fournir pour que les mentalités changent. Tout revient à l’instinct de base où il faut se battre (physiquement) pour obtenir quelque chose. On retrouve cette attitude dans le train où les gens sont prêts à se taper dessus pour monter dans le wagon et ensuite on s’aperçoit qu’il y a de la place pour tout le monde. Oui, mais si tu ne montes pas dans ce train, tu arrives en retard au boulot, tu n’es pas payé et donc tu ne manges pas. Cet argument était certainement valable il y a des dizaines d’années, mais l’attitude est restée ancrée dans les mœurs. Tout est une question de survie de base. Pour nous occidentaux qui n’avons jamais eu à nous battre pour les choses de tous les jours, où tout est accessible, où nous n’avons jamais manqué de rien, nous pouvons nous permettre de penser vers l’avant, d’anticiper, d’essayer de sauver ce qui peut encore l’être. Quand tu ne sais pas si demain tu pourras manger ou t’acheter une paire de chaussure, crois-moi, ta priorité n’est pas le recyclage des déchets ou de mettre des trucs à la poubelle. Mais ça m’E-NER-VEUH quand les gens qui peuvent se permettre de le faire ne le font pas!!! (c’était mon coup de gueule de la journée).

(Comme quoi je ne passe pas non plus tout mon temps à siffler des verres dans les cocktails et à dire des conneries, j’ai AUSSI une certaine conscience du monde qui m’entoure et je réfléchis parfois.) (Ok, pas trop, mais des fois quand même).

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21 mars 2009

Barah Aana

Pour changer un peu, parlons bien, parlons cinéma!

Et aujourd’hui, j’ai une très grande envie de vous parler de Barah Aana de Raja Menon.

Barah_2BAana_2BPoster

Tout d’abord, petit historique récapitulatif pour comprendre pourquoi ce petit film me tient à cœur.

Barah Aana est produit par le copain d’une amie. Cela fait des mois que régulièrement la conversation tourne autour du film, son avancement, les petits aléas de la post-prod, l’impression des affiches géantes pour les énoooooormes panneaux publicitaires de Juhu Beach... Dans les soirées, on croisait régulièrement l’équipe de production et on discutait de tout ça. L’enthousiasme et le stress montait à mesure que la sortie du film s’annonçait. Barah Aana n’étant pas un bollywood et ayant demandé beaucoup d’investissements personnels, humains et financiers, on ne pouvait que se rallier à ce dynamisme et cet espoir entourant l’équipe.

Au fil des semaines, les nouvelles tombaient…

Aamir Khan a vu le film. Il a vraiment aimé et accepte qu’on le cite pour la promo (petit novice en France, tu ne comprends pas… Si tu es en Inde et que tu connais le pouvoir et l’influence d’Aamir Khan, tu comprends et tu glousses de bonheur sur ton siège).

Naseerrudin Shah, un des acteurs principaux, a insisté pour montrer le film à ses amis et proches collaborateurs dans le monde du cinéma avant la sortie du film tellement il était content du résultat - ce qu’il ne fait jamais d’habitude. Comme Aamir Khan, Nasserrudin Shah est un grand nom très respecté et une telle initiative de sa part montre qu’il est extrêmement fier du résultat.

De notre côté, nous petits pions sur l'échelle de la promo, essayions tous de créer un buzz autour de nous, sur facebook et autres réseaux capables de rallier les masses, afin de faire venir le plus de monde possible au cinéma le soir de l’ouverture, mission amplement réussie si on en croit le troupeau de « fans » au comble de l’excitation faisant « youhouhou, enfin!!! » au PVR de Juhu hier soir.

J’ai donc enfin vu Barah Aana hier soir. Et je suis emballée et touchée par la grâce (vraiment) des trois acteurs principaux. Mon handicap majeur était que le film était tout en Hindi, sans sous-titres et que ce n’était pas un bollywood. C'est-à-dire, pas d’histoire légère et sans prise de tête, donc accroche-toi pour comprendre. Mais je me suis retrouvée devant un film avec des personnages très bien travaillés, cohérents, touchants et interprétés avec finesse et justesse. Je n’ai malheureusement pas pu saisir toutes les subtilités de l’humour, mais la salle riait de bon cœur, des vrais éclats de rires francs et honnêtes, et ça faisait chaud au cœur.

Barah Aana est l’histoire de 3 hommes, un chauffeur âgé (Nasserrudin Shah – vu dans Monsoon Wedding), un gardien d’immeuble (Vijay Raaz – Monsoon wedding lui aussi) et un jeune serveur (Arjun Mathur). Tous les 3 vivent dans le même slum et sont amis, partagent leurs soirées et leurs histoires, leurs rêves et leurs ambitions. Un jour, le gardien découvre par un concours de circonstances que le crime paie, et peut même très bien payer en fait… Il essaie donc d’entraîner ses deux compères dans l’aventure…

Vijay Raaz est fantastique dans son rôle de gardien peu éduqué partant dans des théories aussi dingues les unes que les autres. Il a un rôle assez proche de celui qu’il avait dans Monsoon Wedding et il est très touchant et aussi très vrai. Tous ceux qui ont un watchman ne diront pas le contraire!

Pareil pour Nasserrudin Shah, en vieux chauffeur qui n’ouvre jamais la bouche. J’insiste sur son travail d’acteur, car il n’a presque aucune ligne de dialogue de tout le film. C’est impressionnant ce qu’il arrive à faire passer avec juste un regard, un haussement d’épaule, un soupir… C’est admirable.

Bravo aussi à Arjun Mathur, très bon en serveur amoureux de la belle étrangère de passage qui essaie de faire croire qu’il a de l’argent alors qu’il n’a pas un kopek.

(et puis je souris aussi parce qu’au détour de certaines scènes, j’ai pu apercevoir deux des actrices vues sur scène au théatre la semaine dernière pour Les Monologues du Vagin – Bombay est grand, mais pas si grand que ça finalement!)

Pour résumer, pour eux qui comprennent l’hindi et peuvent suivre le film sans sous-titres, allez-y! Allez voir un film qui sort de l’ordinaire, touchant et juste.

Et puis les autres, et bien allez-y aussi, tiens! Il faut soutenir le cinéma indépendant indien! Et puis essayez de convaincre vos collègues indiens d’aller y jeter un œil, ça les changera d’Aloo Chat et autres bollyniaiseries à l’affiche en ce moment.

Mais allez-y vite, car la concurrence est rude et les places sur les écrans sont comptées, donc, si on veut éviter que le film ne disparaisse de l’affiche en deux semaines, tout se joue dans les prochains jours!

http://www.barahaana.com

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23 février 2009

Jai Ho... mouaif...

... Je ne veux pas trop m'avancer et dire de conneries, mais bon... Ce matin, en regardant les oscars avant d'aller au bureau...

Interview d'Anil Kapoor sur le tapis rouge, juste avant de rentrer dans le Kodak Theater.

La journaliste américaine, après l'interview en anglais, lui demande de dire quelque chose en Hindi.

Il commence un petit speech sur la fierté des gens en Inde concernant Slumdog Millionaire (ce que j'ai pu en comprendre), puis il conclue par un "Jai Hindustan, Jai Hind, Jai Maharashtra, Jai Mumbai!"

Whoooohohoho! Rukho bahia....!!!

'Jai Hind', 'Jai Hindustan', ok, ça, va, ça passe. C'est correct. En gros, c'est "Vive l'Inde" (quoique 'Jai Hind', c'est assez nationaliste quand même). C'est comme si tu disais 'Vive la France' ou bien 'cocorico'. Soit.

En revanche, 'Jai Maharashtra', 'Jai Mumbai', sont très connotés politiquement et aujourd'hui directement liés au Shiv Sena, le parti d'extrême droite de Raj Thackeray dont je vous ai déjà parlé plusieur fois (c'est le politicien qui est capable de mettre la ville à feu et à sang en un claquement de doigt). J'en ai parlé avec mes collègues indiens en arrivant au bureau, et effectivement, ce genre de propos sont extrêmement connotés et assez déplacés...

...

Moi, ça m'a personnellement dérangée. J'estime que c'est très grave qu'un acteur de bollywood se permette ce genre de commentaires devant les caméras du monde entier (enfin, personne en dehors de l'Inde ne comprend la connotation de Jai Maharashtra, donc cela n'aura pas un grand impact). Enfin.... Evidement, cela n'engage que moi... Ca se trouve j'ai mal compris. Il était peut-être juste super content et enthousiate et dans son élan, il ne s'est probablement pas rendu compte de ce qu'il disait. J'interprête certainement trop ses propos.

Ca se trouve, ça ne sera même pas repris dans les journaux ici. On verra dans les jours qui viennent.

Sinon, ouais, je ne vous ai toujours pas dit ce que je pensais de Slumdog Millionaire, je n'arrive pas à mettre en place mes idées et mes sentiments par rapport à ce film car cela touche énormement de chose. Je vais m'appliquer à donner un sens et une ligne directrice à ce que j'ai déjà écrit et je partagerai tout cela bientôt avec vous. Mais pour commencer, je vais juste dire que 8 oscars, c'est bien, mais c'est presque trop pour ce que c'est... (ouhhhlaaa, ça sent la critique négative...!)

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26 janvier 2009

Cris et baston lors de la projection de Slumdog Millionaire!!!

Ayé, j’ai vu le film! Mais je ne vais pas en parler tout de suite, je vais d’abord parler de ce qu’il s’est passé pendant la projection… Parce que franchement… (émeute, effusion, engueulade, cris… Mais pas comme vous le pensez!)

On regardait tranquillement Slumdog, donc, quand tout à coup, il y a un problème avec le son. Juste au moment ou Jamal passe le palier 10 crores (10,000,000 roupies), le son baisse dramatiquement, et je me dis, tiens, c’est bizarre comme effet, comme s’il était tellement abasourdi et étonné de sa victoire qu’il n’entendait plus rien.

En fait, non, il y avait un vrai problème de son.

Bon, 30 secondes, 1 minute, et les gens commencent à crier dans la salle pour qu’on remette le son.

Soit. Jusque là, c’est normal.

Il faut au moins 3-4 minutes pour que le son revienne et le film continue. Bon, on a perdu quelques infos, mais on a quand même compris ce qu’il se passait, donc pour moi, et j’imagine 99% de la salle, no stress.

Ben y a quand même des espèces de lourdingues au premier rang qui hurlaient REWIND, REWIND, se levaient et faisaient de grands signes vers la cabine de projection. Ils voulaient qu’on rembobine le film.

T’es con toi, assieds-toi et tais-toi, bourdel, je veux regarder le film!

Le lourdingue se lève, et sort de la salle avec ses potes en vociférant.

C’est ça, caaaaaaasse-toi, tu nous feras des vacances.

Au bout de 10 minutes, krrriooup, le film s’arrête.

Naaaaaan… Ils vont rembobiner!

Le lourdingue et ses potes reviennent de l’extérieur et explique que EUX, ils veulent revoir les 3min1/2 de film qu’ils ont raté parce qu’ils ont payé et que « it’s their basic customer rights to have quality ».

La salle grogne et râle, parce que pendant les 10 minutes où il faisait son guignol dehors, nous, on regardait le film.

Le film recommence exactement là où il s’était arrêté (on fait tous ouuffff).

Le lourdingue et ses potes se mettent à hurler comme des putois et ressortent de la salle, hurlant que c'est un scandale, qu'ils veulent être remboursés, qu'ils vont aller voir le film dans un autre cinéma, etc, etc...

C'est ça, re-casse-toi connard, tu commences vraiment à nous courir sur le haricot. On lui a d'ailleurs bien fait sentir.

Encore 10 minutes de film et krrrroouuuuuiiik, on ré-arrête le film.

Moi, intérieurement, je me retiens, il n’y a rien qui ne m’énerve plus au monde que la connerie et la stupidité humaine.

Lourdingue revient dans la salle, et là, il se fait quand même bien incendier. Mais méchant.

Et bien n'empêche qu'il a obtenu à se qu’on rembobine le film, parce que le manager du ciné à refusé de lui rembourser ses 200 roupettes (c’est là aussi, où je me dis que le floor manager est super con, donne ses biftons au gars et laisse les autres regarder tranquillement la fin du film. Mais les gens ici n’ont pas la même logique que nous).

Et je pense aussi, espèce de pauvre tâche, tu as une rolex, un I-phone QUE TU N’AS PAS ETEINT PENDANT LE FILM, un polo Ralph Lauren et un jean qui coûte le PIB du Burkina Faso (ou du Bengladesh, au choix) sur le cul, tu ne vas pas nous faire chier pour 180 roupies (2,81 euros). (Oui, le ciné coute 2 euros et des coquilles et le théâtre c’est 4 euros…).

Donc, on rembobine. Non, non, on change de bobine en fait, c'est-à-dire qu’on remplace celle au son endommagé par une autre. Qui s’est trouvée elle aussi être abimée, pleine de rayures et de cracks, aux couleurs passées et qui a sauté deux fois, coupant encore le film.

Ah bah il devait être content l’autre, il avait revu les 3 min sans son (qui moi, personnellement ne m’ont RIEN appris de plus), mais sur une bobine toute pourrie. Ca, c’est de la qualité!!!! En attendant, moi j’ai quand même vu 3 fois la même scène et ça, franchement, c’est lourd.

Il y a des fois où je ne comprends vraiment pas la logique des gens ici. Ils aiment faire ce genre de scène absolument inutile où il n’y a rien à gagner au final, si ce n’est soit se faire rembourser des cacahuètes, soit embêter tout un groupe de personnes qui ne demandent rien. Il y a un espèce de malin plaisir à faire jouer les rapports de force pour rien du tout. Enfin…

Mais sinon, le film, bien, bien, hein, j’en reparlerai plus tard!

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22 janvier 2009

Pu&%@#, je bosse, b#%@&el!

Bon, c'est demain après-midi, et c'est à exactement à 200 mètres de mon bureau... Pour ceux qui sont libres et que ça intéresse... (Ils ne peuvent pas faire ça un samedi ou le soir, hein? hein?)

Subject: Masterclass with Danny Boyle

Masterclass with Danny Boyle

Indian Independent Filmmakers Worldwide and NDTV Lumiere is proud to showcase “Masterclass” with Danny Boyle as the Master filmmaker for this month.

Sudhir Mishra will interview the Golden Globe winning Director of Slumdog Millionaire on his vision, his technique, his inspirations and his unique style of filmmaking.

Date and Time : 23rd Jan, 2:00 pm. ( Please be seated by 1.30)
Venue : Fame Big Cinemas- Andheri W, Mumbai.
Entry Fee :Rs. 600. Students will be charged Rs. 300/-. The fee is inclusive of the event and food and beverages served at the venue.

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13 janvier 2009

Je suis allée au ciné ce week-end

Et cela m’a rappelé que je ne vous avais jamais parlé de ce qui se passe avant chaque film au cinéma à Bombay (ok, ok, ce n’est pas un scoop sur la blogosphère, tous ceux qui sont passé par l’Inde en parlent, et moi je n’échapperai donc pas à la règle.)

Avant chaque film, en Inde, nous sommes priés de nous lever pour l’hymne national. Oui madame. Un concept fort oublié dans nos contrées.

Personnellement, cela ne me gène pas du tout, ça fait partie de mon expérience indienne, et en fonction de la salle où je vais, j’attends avec impatience tel ou tel clip. Car effectivement, les vidéos accompagnants l’hymne changent dans chaque cinéma.

Il y a le classique… (nouvelle orchestration faite par A.R. Rahman pour les 60 ans de l’indépendance de l’Inde. On reparlera de lui plus tard)

Et celui qui me donne la chair de poule à chaque fois (je suis persuadée qu’ils augmentent la clim à chaque fois - où bien est-ce une réaction purement physique due à l’extraction pénible de mon douillet siège dans lequel j’avais ENFIN réussi à caler mon seau de pop-corn, mon demi-litre de pepsi, mes samosas et le freebie offert avec ces monceaux de bouffe (en Inde, je vais au cinéma comme les Indiens, je CONSOMME)).

Voilà, ça y est, c’est fini, on peut se rasseoir.

Donc, ce week-end, pour en revenir à nos moutons, je suis allée voir Ghajini.

Rhhhaaaa, Ghajini.

Ghajini_Hindi

Bon, pour tous ceux qui ne sont pas en Inde, je sais très bien que vous ne faites pas « Rhaaaaaaaa, Ghajini », parce que vous ne savez pas ce que c’est Ghadjini.

Ghajini, donc, c’est le dernier film d’Aamir Khan. LE film que tout le monde attendait. LE film de LA transformation physique de l’acteur. LE remake de Memento (que je n’ai pas encore vu,  mais je vais y remédier). LE film dont j’adore la musique (A.R. Rahman strikes again). LE film que ma sœur et moi n’avons pas pu voir la semaine de sa sortie, toutes les salles étant complètes pour une semaine entière, completely sold out, madam, it’s craaazy! LE film qui a battu tous les records de recettes. Bon, c’est bon, je m’arrête là, je pense que tout le monde a compris. C’est LE film, quoi.

Alors, ça donne quoi Ghajini?

Bande annonce pour se mettre dans le bain.

L’histoire, pour résumer sans trop dévoiler.  Sanjay Singhania est un patient externe dans un hôpital psychiatrique. Son problème : il a été sauvagement agressé deux ans pus tôt et depuis sa mémoire se remet à zéro toutes les 15 minutes. Mais Sanjay veut se venger des gens qui l’ont agressé et tué sa fiancée en même temps. L’histoire retrace les événements qui ont précédé la nuit du meurtre et comment Sanjay s’y prend pour arriver au bout de sa mission tout en ayant une mémoire vive de poisson rouge.

(La critique qui suit n’est absolument pas constructive et ne sert absolument à rien en fait)(Mais tu peux lire quand même, hein).

Sur le principe et en théorie, cette histoire de mémoire détraquée est très intéressante et peut mener à beaucoup de choses. Dans la pratique, je me retrouve juste un tout petit peu sur ma faim. Effectivement, vu le buzz et tout le blabla qui entourait le film, je me disais qu’enfin, on pourrait voir quelque chose d’un peu différent (ce fut le cas), mais je râle toujours quand je constate que les films indiens sont encore à la traîne sur pas mal de choses.

Par exemple, la violence, les scènes d’actions et de bagarres. Pourquoi faut-il toujours en faire 10 000 fois trop et exagérer? Ca fait des années que ça dure, et franchement, le gars qui donne un coup de poing à un autre et en fait tomber 4 autres en même temps, ON N’Y CROIT PAS! J’ai justement traduit une daube au bureau cette semaine (le bien nommé – Daud) où il se passait exactement la même chose dans les scènes de combats. On n’en peut plus, c’est vraiment craignos, trouvez une autre solution les mecs, je suis certaine que vous en êtes capables.

Après, comme je ne peux pas faire la comparaison avec Memento, je vais juste me contenter de parler d’Aamir Khan (parce que ça, je sais faire). Encore une fois, chapeau, rien à redire. Aamir Khan est un  acteur rare au cinéma, on ne le voit qu’une seule fois par an, il choisit très bien les réalisateurs et les films qu’il souhaite tourner. De Dil Chata Hai, à Rang De Bansanti, en passant par Laagan, Faana, et le sublimissime Taare Zameen Par, il touche juste à chaque fois. Pour Ghadjini, en plus de la performance d’acteur, il s’est carrément transformé physiquement pour marquer la différence de caractère entre son personnage avant et après accident. C’est plus qu’impressionnant. Il s’est métamorphosé en une espèce de machine à tuer sous stéroïde, un truc de fou.

ghajini1_small_arms(Ca, c'est Sanjay / Aamir avant l'agression - compare avec l'affiche juste au-dessus, ça te donne une idée de l'ampleur des dégats).

Mais bon, vu les dernières interviews faites à la télé, il aurait déjà perdu une bonne partie de sa masse musculaire (Tant mieux! C’est pas beau.). Ca change considérablement de son dernier rôle d’instituteur dans Taare Zameen Par.

Et ensuite, encore et toujours, les chansons ! Pas de bollywood sans ses chansons. Bon, pour un film comme Ghajini, ça casse le rythme. Et dieu sait que je n’ai rien contre les chansons dans les films, au contraire, mais il y a des fois, il faut savoir faire preuve de parcimonie. Mais bon, on a au moins la chance de profiter des compositions de A.R Rahman (encore et toujours lui…), et là, on n’est normalement jamais déçu.

Bon, tout ça, c’est bien. Mais en attendant, il faut aussi que je parle de ma prochaine sortie ciné (à moins que je te raconte Madagascar 2 que j’ai aussi vu ce week-end! Non? Ok…).

Ma prochaine sortie ciné, ce sera sans aucun doute Slumdog Millionaire, que tout le monde attend avec impatience ici (je n’arrive pas à croire qu’en France vous aurez la chance de le découvrir avant nous!). Encore une fois, le buzz est ENORME, tout le monde en parle, et qu’en positif… Les prix et les récompenses tombent à la pelle (4 Golden Globe en dernière date, dont 1 pour A.R. Rahman – encore lui !!! – pour la musique) Alors, je croise les doigts pour vraiment vraiment vraiment être agréablement surprise et emportée par le dernier Danny Boyle!

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04 janvier 2009

Bombay Meri Jaan...

... Aye dil hai mushkil jeena yahan // Zara hat ke zara bach ke, yeh hai Bombay meri jaan...

Cette chanson, je la connais depuis 7-8 ans maintenant. Mon ami Bittu, mumbaikar de souche, la fredonnait tout le temps lorsque nous faisions nos études ensemble en Angleterre. La mélodie ne m'a jamais quittée et je connais la chanson en 'yahourt' par coeur.

Alors lorsque l'on m'a prêté le DVD de 'Mumbai Meri Jaan' ce weekend, je n'ai pu m'empêcher de penser tout le long du film, "quand est-ce qu'il vont nous passer 'Bombay Meri Jaan'?". C'était incontournable, et ça n'a pas manqué. Il faut patienter jusqu'aux dernières minutes du film, mais elle est là… Aye dil, mushkil jeena yahan…

Sans vouloir tomber dans le pathos et tout le temps en revenir aux attentats de novembre, je veux juste parler de ce film qui parle des attentats du 11 juillet 2006 dans les trains de banlieue de Bombay (7 bombes ont explosé quasi simultanément à l’heure de pointe). Ces attentats ont certainement meurtri la ville autant que ceux qui viennent d’arriver (je ne peux pas me prononcer vraiment car je n’étais pas encore arrivée à Bombay et ne savais même pas encore que cette ville m’adopterait). Mais le courage, la détermination et la résolution des personnages principaux du film me rappellent énormément le sentiment partagé par la population ici. L’attentat en lui-même est juste évoqué presque ‘sobrement’ au début du film (enfin, on se comprend, un compartiment de train bondé qui explose alors que le train est lancé à pleine vitesse ne peut pas être sobre, mais on évite le gore) et ensuite on suit 5 personnages ‘ordinaires’ pendant la semaine qui a suivi les événements: un policier sur le point de prendre sa retraite, une journaliste, un employé comme il y en a tant d’autres ici, un vendeur de chai sur sa bicyclette et un hindou raciste anti-musulman. Evidement, certaines ficelles sont très grosses (policier repenti, hindou raciste qui revient sur ses positions, etc…), mais il est intéressant de suivre tout ce petit monde dans ‘leur’ Bombay.

mumbai_meri_jaan_wallpaper

Pour ceux qui connaissent Bombay ou bien ceux qui veulent la découvrir, ‘Mumbai Meri Jaan’ est une des meilleures descriptions de la ville que j’ai pu voir en film ces dernières années. Tout est là, tous les landmarks, toutes les petites ruelles, les dhabas, les malls, les gares, les hôpitaux, les trains, le chai-wallah, la corruption, les idéalistes, les riches, les moins riches, les pauvres, les rickshaw, les taxis… Tout… Certaines scènes sont un vrai rappel du fossé qu’il peut y avoir entre les différentes ‘classes’ (celle de la crise de panique de la famille du chai-wallah devant l’escalier roulant au centre commerciale est un brusque rappel que oui, aujourd’hui, même à Bombay, il y a encore des gens qui n’ont jamais vu d’escalator et ne savent pas ce que c’est ). L’humour est très indien, il ne fait sourire que ceux qui sont là depuis assez longtemps pour le comprendre. En fait, ‘Mumbai Meri Jaan’ est un hommage à la ville toute entière, ses habitants et toute sa diversité, «a salute to the undying spirit of the city».

Et pour finir sur une touche plus légère, ‘Bombay Meri Jaan’ (Bombay, mon amour), chanson qui date de 1956 et qui montre qu’à cette époque, tout était déjà là… Les charrettes pleines de légumes, Victoria Station imperturbable, les double-deckers, le trafic, Marine Drive et les gens qui flânent le long de la mer, les carrioles tirées par les chevaux… En 2009, tout est encore là et n’est pas prêt de changer.

Aye dil, mushkil jeena yahan…

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08 juin 2008

Transposition...

... Ou comme quoi une blague peut-être perçue différement en fonction de là où on se trouve.

Mise en situation:

Un cinéma à Andheri West, un dimanche soir de mousson pluvieux, Sex and the City, et une salle composée à forte majorité de filles occidentales assez folles pour avoir bravé les intempéries.

La scène où les 4 filles se retrouvent autour de la table du petit-déjeuner au Mexique.

Charlotte ouvre son pot de crème dessert made in USA, alors que sur la table il y a franchement beaucoup plus appétissant.

Carrie-Samantha-Miranda: Mais arrête de manger ça, ya mieux sur la table.

Charlotte: Oui, mais on ne sait jamais. Et puis c'est made in USA, c'est safe.

Carrie-Samantha-Miranda: Mais on est dans un 5 étoiles, tu n'as rien à craindre.

Charlotte: Yes, but this is Me-xi-co...! (dit avec de gros yeux roulés et presque terrorisés)

C'est LE plus gros éclat de rire du film pour toute la salle.

Charlotte, don't ever ever ever come to India sweetheart!

Posté par Blogi à 23:25 - Filmi - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 avril 2008

The ultimate party song!

Ya pas à dire, on ne s'en lasse pas!

La chorégraphie, la musique, le montage, les paroles, les costumes, tout!!!

Là on s'entraîne sur la choré pour faire pareil!!!

Un momument de bollywood...

I am a disco dancer!

Posté par Blogi à 09:23 - Filmi - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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