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Meri zindagi Mumbai me!

20 novembre 2009

De retour...!

... Après un superbe voyage au Rajasthan avec une amie!

Du coup, j'ai échappé au cyclone Phyan (bouuuh, pas beau!)

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Mais pas à tout ça...

Le Taj Mahal (3ème fois pour moi, ça devient la routine)

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Le Baby Taj et ses magnifiques peintures et fresques inscrustées...

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Jaipur et Amber Fort (et le lac complètement asseché à cause de la sécheresse, pas glop)...

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Jaisalmer et sa forterresse aux portes du désert...

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Coucher de soleil dans le désert de sable...

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Jodhpur la ville bleue et son palais...

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Et enfin Udaipur, ville magnifique et envoûtante!

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05 octobre 2009

Sous l'eau...

En ce moment, nous enchaînons les grands week-ends à Bombay. Nous avons beaucoup de lundis et vendredis fériés alors nous en profitons pour bouger au maximum. Au programme ce week-end: 3 jours de farniente et playa à GOA!

Jeudi après-midi, juste avant le départ, Indian Samourai nous envoie les derniers bulletins météo pour Goa: "pluie abondantes les filles, n'oubliez pas vos parapluies!" On rigole un bon coup! Quoi? De la pluie en octobre? Mais bien sûr! On va se prendre quelques averses au pire, mais c'est tout.

Petit résumé de ce qui nous est arrivé.

Jeudi 22h00: youhouhou, on est dans le bus pour Goa, si ça roule bien, on arrive demain matin à 8h! A 10h on est dans la mer!

Vendredi 11h: on ouvre un oeil dans le bus, toujours en route. Mais...? Pourquoi il est 11h? Pourquoi on n'est pas arrivé? Et t'as vu comme il pleut? Pourquoi on s'arrête comme ça toutes les demi-heures?

Vendredi 12h30: arrivée à Mapusa sous un déluge. Toute la place des bus est inondée. Tous les bus sont en retard. On réfléchit un peu et on se dit qu'au train où vont les choses, il nous faudra encore plus longtemps pour rentrer à Bombay dimanche soir et qu'on risque d'arriver trop tard pour être à l'heure au bureau lundi matin. La sagesse nous gagnant, nous achetons des billets de retour tout de suite pour le samedi soir. On écourte finalement le séjour d'une journée, histoire d'éviter le stress au retour. Pas le temps de se faire rembourser les billets de dimanche, on verra plus tard.

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Vendredi 14h: à la guesthouse, on retrouve 2 copines de Bombay, venue en train cattle-class et qui n'ont pas encore leur billet de retour pour dimanche. Ben prenez les nôtres, vu que nous rentrons demain soir finalement.

Vendredi 16h: et il pleut et il pleut et il pleut et il pleut et il pleut et il pleut et il pleut et il pleut et il pleut. On est trempé. Tout est mouillé. On tourne au chocolat chaud et au massala chai en jouant au scrabble, en faisant des grat-grat aux chats et en regardant la mer démontée.

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Vendredi 20h: et il pleut toujours et il y a un orage terrible dehors...

Vendredi 23h: et ça continue encore et encore...

Samedi 11h: le propriétaire de la guesthouse nous annonce qu'aucun bus et aucun train ne partent de Goa aujourd'hui, les routes et les lignes ont été endommagées par la pluie.

Samedi 11h15: on telephone à la compagnie des bus pour savoir si oui ou non nous avons un bus. We will call you back at 1 o'clock madam.

Samedi 11h17: et il pleut toujours...

Samedi 11h30: on se résoud à passer une deuxième nuit ici finalement. What to do, hein?

Samedi 12h00: le patron du restaurant au bord de la plage et son fils regardent la plage médusés... Il a tellement plu et l'eau a emporté tellement de sable qu'il ne la reconnaissent pas. De nouveaux rochers (habituellement sous le sable) ont fait leur apparition. Ben vlà!

Samedi 12h23: la compagnie des bus rappelle: votre bus part bien ce soir. Ah? Mais il pleuviote encore, vous êtes sûrs? Oui, oui! Bon, ben on part ce soir alors...

Samedi 13h32: Ah bah tiens, il ne pleut plus! Ça se dégage on dirait... On reste, dis??? On reste???

Samedi 13h40: Les billets de bus de ce soir ne sont pas remboursables. Et le bus part. Bon, ben on s'en va ce soir alors. Et puis il repleut... Donc pas de regret.

Samedi 13h56: Notre copine anglaise reçoit un coup de fil de ses parents inquiets comme pas possible: est-ce que tu vas bien? On ne parle que de Goa aux infos en Angleterre. Ah? Euh, oui, oui, il pleut, mais ça va. (là, on se dit que ce n'est pas juste une question de route coupée...)

Samedi 14h18: nos 2 copines de Bombay nous annoncent, juste pendant une éclaircie, que finalement, elles rentrent lundi à Bombay et n'ont donc pas besoin de nos billets de bus de dimanche soir. Allezzz, on reste, on reste!!!!

Samedi 15h03: merde, il pleut! Encore!

Samedi 16h21: ah mais regarde! REGARDE! Un bout de ciel bleu, un rayon de soleil! Il ne pleut plus! Et puis regarde à l'horizon, ça se dégage moi je dis, allez, on reste, on reste, on reste!

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Samedi 17h: ça y est, c'est décidé, nous avons décrété que demain il ferait beau, donc nous restons une nuit de plus envers et contre tout.

Nuit de samedi à dimanche: il drache sa mère dehors toute la nuit. La bonne blague.

Dimanche 11h: tiens, il ne pleut plus. Mais c'est presque dégagé dehors. Mais? Mais? Est-ce donc la chaleur des rayons du soleil qu'on sent sur notre peau? Mais oui! Yes! Yes!

Dimanche 15h: on s'est quand même baigné, histoire de... Et entre deux poissons grillés et deux fresh lime soda, on découvre dans le journal l'ampleur des dégâts des pluies diluviennes de ces derniers jours... A Goa et dans le Konkan, ce sont les pires inondations depuis des années et dans les états voisins, il pleut encore à verse et on commence à compter les morts... Ce retour de mousson totalement imprévu a pris tout le monde au dépourvu, mais de toute façon, vu les trombes d'eau qui sont tombées (et qui continuent encore aujourd'hui), il n'y a malheureusement rien à faire.

Dimanche 21h: on est dans notre bus, la pluie s'est un peu calmée. On verra ce que ça va donner.

Lundi 9h45: j'arrive au bureau avec 45 minutes de retard. Finalement, beaucoup de souci pour rien (enfin, si nous pouvons appeler nos histoires de bus des soucis avec tout ce qui est en train de se passer).

En attendant, il continue de pleuvoir et les états du Karnataka et de l'Andhra Pradesh sont en train de se noyer complètement. C'est une vraie catastrophe humanitaire. En plus des morts et des dégâts matériels, les pauvre plantations qui avaient du mal à pousser à cause du manque d'eau lié à la mousson quasi inexistante de cette année, sont détruites et noyées. On prévoyait une mauvaise récolte, mainteant il faudra voir si on aura une récolte tout court...

http://www.hindustantimes.com/News/chunk-ht-ui-indiasectionpage-west/Heavy-rain-kills-10/Article1-460690.aspx

http://www.hindustantimes.com/News/goa/Seven-inches-of-rain-disrupts-rail-air-traffic-in-Goa/Article1-460601.aspx

http://in.reuters.com/article/topNews/idINIndia-42897720091005?pageNumber=2&virtualBrandChannel=0&sp=true

http://www.hindustantimes.com/india/Death-toll-from-floods-rises-to-205-in-Karnataka-Andhra/461445/H1-Article1-461114.aspx 

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29 septembre 2009

Même pas une égratignure!

Nous sommes bien rentrées saines et sauves de notre escapade à Jagdalpur dans le Chhattisgarh!!!

Pas trop le temps d'écrire tout en détail, mais nous n'avons eu aucun souci sur la route, même s'il était évident que la sécurité était renforcée et l'armée bien présente.

En attendant plus de détails et quelques anecdote, quelques images d'instants que je ne risque pas d'oublier de sitôt.

Les chutes d'eau de Chitrakot

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Une Durga parmi une centaine d'autres, sur la route entre Raipur et Jagdalur

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Les chutes de Trinatgarh

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25 septembre 2009

Dans le genre bécasses...

Je crois que sur le coup là, Indian Samourai et Blogi ont fait un peu fort...

J'explique...

Dans un grand élan de motivation et de curiosité et surtout par grande envie de sortir un peu de Bombay, nous nous sommes toutes les deux penchées sur cette question existentielle: "mais qu'est-ce qu'on pourrait bien faire pour le grand week-end de Dassera? Où est-ce qu'on pourrait bien aller? Et où est-ce que ça vaut le coup de voir les célébrations de Dassera (ben vi, hein...)?"

Alors, les réponses logiques sont vites tombées: Calculta, Dassera étant LA fête bengali par excellence. Après réflexion (et vu le prix du billet d'avion), on a fait 'non', pas la peine, une autre fois.

Mysore? Oui, pourquoi pas. Mais on y est déjà allée toutes les deux et le bain de foule au milieu d'un troupeau d'éléphants, on vient de le faire pour Ganesh Chaturthi (mais à Mysore, les éléphants, ils sont vivants...).

Bon, on creuse, on googolise, et on tombe sur quelques articles qui nous parlent du district de Bastar dans le Chhattisgarh (oui, nous aussi on a regardé sur la carte pour savoir où c'est...), où Dassera est fêté complètement différement par les tribus locales encore plus ou moins animistes (trop intéressant!), en plein milieu de la jungle (la plus dense et touffue après la jungle amazonienne dixit les articles), et puis ya des cascades genre chutes du Niagara (SU-PER!!!) et puis ya un hôtel qu'a l'air franchement pas mal (avec une sci-pine!). On checke pour les billets d'avion... timing parfait, en plus c'est pas cher. Whouhouhou! Allez hop, trop contentes, on réserve!

(c'est là qu'on va!)

Chitrakotte

Trop heureuses, nous annonçons donc ça à nos amis indiens qui nous regardent avec des yeux de pomfrets frits et nous demandent:

1. Mais qu'est-ce que vous allez foutre là-bas? (ben s'amuser et voir des cascades dans la jungle!)
2. Mais tu sais que les gens là-bas vivent encore comme il y a 1000 ans?
(ben vi, c'est ça qui est intéressant!)
3. Mais t'as pas peur de rencontrer des
Naxalites? (Ké? Naaaan, les Naxalites, y sont dans l'Assam et le Mysoram et tous ces états dans l'est là-bas, non? Non? Non.... ah?)

Ah....! Euuuuhhhh..... Attends 2 minutes...

Et on continue les recherches.

Et on se rend compte que c'est pas super super tranquille là-bas en fait, que l'armée est en train de déployer ses forces pour faire sortir les groupes armés de la forêt de Bastar, qu'il y a quand même des commandos qui se promènent un peu partout, et puis voilà, quoi....

Ha ha! Joke! Qu'est-ce qu'on déconne!

Bon, ben... Quoi qu'on fait maintenant?

Et ben du coup, on prend quand même l'avion demain matin pour Raipur et on avisera une fois sur place. Si c'est vraiment craignos, promis, on n'ira pas aux cascades et on restera près de la piscine de l'hôtel!

Nos chefs respectifs au bureau savent que nous partons et tout les gens qu'on connait ont pour ordre d'appeler les pompiers si jamais on ne faisait pas signe mardi matin! (on n'est jamais trop prudent!)

Je vais de ce pas offrir une noix de coco à Saint Indiana Jones et à la Déesse Lara Croft et je vous raconterai comment s'est passé notre week-end mardi ou mercredi!

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02 avril 2009

Petit week-end à la campagne

Pouf, comme ça, sur mon facebook la semaine dernière, je reçois un message du sieur Babloo qui propose à tout un tas de gens de partir en wiiikeeeeend à la campagne.  Oh, ben tu n’as pas à me le demander deux fois Babloo, c’est où, c’est quand, c’est comment, c’est quoi, j’arrive!

Départ fixé samedi matin très tôt. Genre à 5h15, tu vois (ouais, faut être motivé!), pour sortir de Bombay le plus tôt possible et éviter le trafic. Evidemment, comme d’habitude (parce que jamais je ne changerai), j’étais à la Chakala Petrol Pump (j’adore ce nom!) la première et à l’heure. Tout comme Babloo, un bon point pour lui! En attendant les autres et notre chauffeur, nous avons bu moult chai et regardé la ville s’éveiller peu à peu et les rues se gonfler de trafic. Ben voyons… Finalement, la troupe s’est retrouvée au complet, nous avons repris des chai et nous avons décollé à 6h30. A l’indienne, quoi.

Premier stop dans un petit village pour se dégourdir les jambes et acheter quelques fruits (Vous saviez, vous, que les Indiens mettent du sel sur la pastèque…? Ben maintenant, oui. C’est un bien étrange mélange qui me laisse encore perplexe.).

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Nous nous promenons un petit peu, découvrons quelques artisans qui travaillent encore à l'ancienne et nous nous régalons de cette atmosphère, nos amis indiens également. C'est quand même incroyable que la découverte de leur propre pays les émerveille et les intrigue encore plus que nous.

Puis, comme ça, les garçons décident qu’ils ont besoin de passer chez le barbier. Et c’est parti pour une petite heure de pomponnage intensif, de massage, de petite crème et tout le tralala. C’est assez comique vu de l’extérieur et c’est amusant de voir des hommes se faire bichonner comme des filles.

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Je ne vous parlerai même pas de la ponceuse électrique pour gommer le visage ou de la machine électrique vibrante pour masser la tête. Un truc du tonnerre, je veux les mêmes à la maison! (si, si!).

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C’est donc avec des gars tout propres et lisses comme des bébés (pour la modique somme de 20 roupies - 40ct...)  que nous avons repris la route.

Direction Jawalhar (ou Jawhar), un tout petit bled perdu au milieu de nulle part dans une zone tribale du Maharastra, au pieds des montagnes Sahyadari.

Au programme, visite du Jai Villas Palace. Ah mais ça ne sera pas possible, nous informe-t-on, ils sont en train de tourner un film en ce moment. (Mais qu’est-ce qu’ils ont a toujours tourner des films partout dans ce pays?). Qu’à cela ne tienne, allons quand même faire un tour, ça pourra toujours être intéressant. Nos amis indiens sont tout fous, l’actrice est super connue – mais siiiiii, c’est Sonali Kulkarni, celle qui joue dans Mumbai Meri Jaan! ‘tain, vous êtes sûr les gars, parce que je ne la reconnais pas. Si, si, si, on te dit. Ah, bon, si vous le dites, mais j’ai des doutes.

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Bon, du coup, le palais, nous ne le visitons pas, mais les fausses fontaines et lions en polystyrène dans la court nous amusent beaucoup. Et nous restons le cul par terre devant la vue qui s’étale devant nous au fond du jardin du château…

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Retour pour un déjeuner indien amplement mérité puis direction la maison où nous allions passer la nuit. Un énorme bungalow en construction, complètement, vide, pas de meubles, juste quelques matelas rien que pour nous. Je ne vous parlerai évidement pas de la vue sur le lac.

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Glandouille, siesta, promenade… Puis c’est l’heure de retourner manger (ben oui, sinon c'est pas drôle) au Sunset Point Resort. Et pendant qu’on est à table, toute l’équipe du film rentre du tournage. Les garçons redeviennent tout fous. Et hop, je me retrouve entraînée dans le groupe pour aller parler avec l’actrice. On s’approche et je continue franchement de douter que c’est l’actrice de Mumbai Meri Jaan. Pas la même forme de visage, pas les mêmes yeux. Les gars, c’est pas la bonne actrice. Mais si, mais si, et vlan, on me pousse dans le dos, presque littéralement dans les bras de la fille « Hé madame, je vous présente la fille qui a traduit Mumbai Meri Jaan en français! » (Eeeeeeeeehhhhhhhh!!!) Et me voilà prise au piège, à blablater sur le film et tout ça, tout ça, alors qu’au fond de moi je SAIS que ce n’est pas elle.

Ce que je redis aux garçons une fois de retour à table. Les gars, je crois que je viens de me taper une grosse honte là. On s’est gouré de nana. Meuuuuuuh non. Si, si, je vous dis.

Plus tard, promenade dans la nuit et contemplation des étoiles (espèce absolument inconnue à Bombay), des millions et des millions d’étoiles et même des étoiles filantes! Les français regardent le ciel et se posent des questions… Mais, mais, mais…? Où est la Grande Ourse? Ben c’est dingue ça…? Mais où est-elle? Ohhhhh, elle est là! Elle est à l’envers! Tout le ciel est complètement à l’envers, la tête en bas! Et il y a toute une partie qui ne nous dit rien du tout, elle n’est probablement pas visible sous nos latitudes. Nous en avons profité jusqu’au dernier instant en montant nos matelas sur la terrasse sur le toit du bungalow pour dormir à la belle étoile. Le plaisir de regarder les étoiles filantes et s’endormir à la fraîche (oui, il faisait FRAIS!!! Ca change du 40 degrés mumbaikar de ces derniers jours)… Pas un bruit, pas de trafic, pas de klaxon, pas de chiens qui aboient toute la nuit… Juste le coq qui s’est réveillé un tout petit peu trop tôt, mais bon, on ne lui en veut pas non plus.

Le lendemain debout tôt, donc, et après un copieux petit déjeuner (si on m’avait dit un jour que je mangerais ça au réveil, je crois que j’aurais bien ri, mais finalement, c’est pas si dur que ça, on s’y fait.), direction le milieu de nulle part pour commencer la rando.

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On traverse un paysage complètement brûlé par le soleil, pas un pet de verdure, si ce n’est quelques arbres. Tout est sec, jauni, brûlé. Le sol est craquelé. Le soleil tape, tape, tape très très très fort, et le vent est si chaud qu’il brûle mes pauvres petites jambes qui sortent de mon short. Impressionnant.

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On ne croise presque personne, sauf cet homme qui ramasse du bois pour le revendre au village (les gens font encore la cuisine au feu de bois)...

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...et un vieux monsieur et sa femme, vivant dans une petite hutte de bois et de paille.

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Ils n’ont presque rien. Quelques poules, deux-trois ustensiles de cuisine, une petite horloge à fleurs et un miroir. Le monsieur n’est vêtu que d’un pagne, il a la peau très foncée et tannée par le soleil, on dirait presque du cuir. Nous sommes à 3 heures de Bombay, devant un homme qui n’a sûrement jamais vu autre chose que le village d’à côté, qui ne sait probablement pas lire et qui n’aura jamais accès au ‘confort moderne’. Il vit comme il y a 200 ans. Rien à voir avec Maximum City. C’est LE paradoxe indien.

Finalement, après une rando un peu trop escarpée à mon goût (je t’y verrais toi, à descendre des quasi-falaises sur de la terre sèche qui s’effrite sous tes pieds, le torrent 50 mètres plus bas…) et qui m’a coûtée un genou (quelle idée il a eu celui-là de faire ami-ami avec un rocher, hein?),

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nous arrivons à LA cascade et sa piscine naturelle...

The Dhabosa Waterfall!

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Hehehehhehe. Ya pas besoin de commenter. Les photos parlent d’elles-mêmes.

Impossible de se déloger. On était trooooooop bien!

Mais bon, fallait bien partir un jour. Alors on s’est remis en route, sous le soleil… Ouhhhh, fait chaud les gars!

Et puis on a repris la jeep. Et après ENCORE un excellent repas, nous avons profité du coucher du soleil avec vue sur toute la vallée avant de reprendre la route direction Bombay.

Il n’y a pas à dire… Sortir de la ville fait un bien fou!

Ah, et puis au fait… L’actrice de Mumbai Meri Jaan, c’est Soha Ali Khan, donc VRAIE honte pour moi. (Mais je m’en fous d’abord, parce que quand on lui a dit qu’on était français, elle a dit « ohhhhh, j’adore le cinéma français! J’adore Pedro Almodovar! » Bon, vengeance pour la confusion ou bien vraie bourde de sa part aussi…?)

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04 février 2009

This time tomorrow...

... La bande originale de Darjeeling Limited de Wes Anderson ne quitte pas mes oreilles depuis 2 semaines. Va savoir, on a des periodes comme ça. Boucle, boucle, boucle dans mon winamp au bureau.

The_Darjeeling_Limited_soundtrack

En attendant, comme avant chaque vacances, les batteries se déchargent plus vite, je n'ai pas le temps d'écrire quoi que ce soit...

Mais avant le départ, je vous colle la bande-son qui me reste scotchée dans la tête...

(Mon Dieu, où sont passées les 60s???)

This Time Tomorrow - The Kinks (faites pas gaffes aux petits trucs qui s'affichent... J'ai pas trouvé mieux, sorry yaaar)

This time tomorrow where will we be
On a spaceship somewhere sailing across an empty sea
This time tomorrow what will we know
Well we still be here watching an in-flight movie show
I'll leave the sun behind me and watch the clouds as they sadly pass me by
Seven miles below ma I can see the world and it ain't so big at all
This time tomorrow what will we see
Field full of houses, endless rows of crowded streets
I don't where I'm going, I don't want to see
I feel the world below me looking up at me
Leave the sun behind me, and watch the clouds as they sadly pass me by
And I'm in perpetual motion and the world below doesn't matter much to me
This time tomorrow where will we be
On a spaceship somewhere sailing across any empty sea
This time tomorrow, this time tomorrow



Et le magnifique Where Do you Go to My Lovely de Peter Sarsted (qui à l'époque, ignorait encore que sa splendide moustache le mènerait dans un film plein d'autres moustachus).

Et il y a plein d'autres petits bijoux pop et indiens... Pas la place de tout vous faire découvrir et voyager avec moi dans le temps et l'espace.

Bon, encore un dernier, alors...

Joe l'Indien (mais seulement sur une plage un peu comme celle-ci, c'était l'automne, un automne où il faisait beau, une saison qui n'existe que dans le Nord de l'Amérique... Oh, pardon, je m'égare...)

A dans deux semaines les loulous!

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18 janvier 2009

Sur un coup de tête...

Comme ça, j'ai réservé mon billet pour mes prochaines vacances...

12 jours en Thailande en février!

Yeah!

Ce n'est vraiment pas raisonnable (faut vraiment que je demande une augmentation à mon chef), mais comment résister à des billets aller-retour BOM-BKK pour moins de 200 euros...???
(mais nooooon, ce n'est pas un contre-coup du blocage de l'aeroport et une répercution de l'instabilité politique du pays, mais noooooon) (En fait, on fait sembant qu'on n'est pas au courant et on en profite de l'occasion...)

Premiers pas en Asie du Sud-Est pour moi, une semaine de vadrouille entre ça

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et ça

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Pas de programme défini, juste de la découverte et de la vadrouille.

Et pour finir 4 jours de shopping intensif spécial à Bangkok avec la belle Cybele...

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01 janvier 2009

Il n’y a que les imbéciles...

Qui ne changent pas d’avis…

J’avais dit que Goa c’était pouah-pouah, tout ça. Bon, ben je le retire. Enfin, le nord de Goa, c’est pouah-pouah beurk, mais le sud, c’est terriblement mieux.

Atterrissage au Diabolique Airport (ok, ok, Dabolim) juste après Noel et en route direct vers Palolem, tout au sud de l’état. En fait, à force de vivre à Bombay la Grande Ville, j’en avais oublié ce qu’était l’Inde. La vraie Inde, celle des montagnes, de la campagne, des paysans en lungis travaillant avec leurs bœufs dans les rizières, les routes de montagne qui tortillonnent à n’en plus finir, les vaches sur la route, les chauffeurs fous qui doublent les camions et les bus sans aucune visibilité (faire confiance au chauffeur, il sait ce qu’il fait, faire confiance au chauffeur, il sait ce  qu’il fait…!), les gens qui marchent, marchent, marchent, les scooters, les motos (‘tain la route est terrible pour les balades en bullets, damn!), le soleil, les palmiers, les oiseaux, les paysages de fous, les fleurs partout… Sortis de Maximum City!!!

1h30 de virages et encore des virages, arrivée à Palolem.

Pouf, on pose les sacs à la guesthouse et on va profiter des derniers rayons de soleil de la journée pour aller ploufer.

Ici.

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Trop dur.

T’imagine même pas.

Là, c’est ma sœur-sœur en touriste sur la plage qui fait semblant d’être dans Lost.

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Là, c’est le restau où nous avons squatté pendant 4 jours.

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Trop dur aussi.

Tu viens, tu déjeunes, tu te pose sur un transat, et puis tu ne fais rien sauf nager, boire des fresh lime soda et des vrais ice tea toute la journée et bouquiner. Et il n’y a personne qui vient d’embêter pour vendre des bracelets ou autres bricoles dont tu n’as absolument pas besoin.

Là, c’est la vue qu’on avait en prenant notre petit-déjeuner, et notre déjeuner, et même l’apéro le soir.

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Des fois, on jouait même avec Thierry et son copain Bernard (j’ai un humour sensationnel, vous le noterez) (et ne vous inquiétez pas, on a remis le chose à l’eau juste après la photo. Nous ne sommes pas des tueuses de crustacées en série).

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Il y a même un jour, où pour avoir bonne conscience, on a fait du tourisme culturel en allant visiter Old Goa.

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Alors, Old Goa, c’est chouette, c’est assez impressionnant, car il n’y a que des énormes églises dans un périmètre carré très restreint. Ca fait un peu Disneyland des églises en fait (tient, on vient de voir la basilique, allons visiter la cathédrale, et ensuite on enchainera avec l’église juste derrière). Ce n’est pas plus mal en fait, parce que quand il fait 37 degrés, tu n’as pas trop envie de galoper non plus (juste une envie furieuse de retourner te baigner). Pour la petite histoire vite-fait, Old Goa était donc la capitale de l’Etat lorsqu’il était sous domination Portugaise, jusqu’en euhhhh, je ne sais plus, mais on dira 1700 ou 1800, époque où la peste (red plague) est arrivée et a décimé tout le monde dans la citée. La ville s’est vidée et les dirigeants et la capitale a été déplacée à Panjim, qui reste aujourd’hui la ville principale de Goa. En gros, c’est ça. Enfin, c’est ce que nous a raconté Alessandro, notre chauffeur de taxi, je ne fais que répéter (parce que j’avais oublié mes guides à la maison, ça n’aide pas…).

Sinon, pour en revenir à Palolem. Le soir, quand la nuit tombe, tu n’as que l’embarras du choix pour aller manger du lobster, des giant prawns, du kingfish, red snapper ou pomfret dans un des restaurants sur la plage (bon, si tu n’aimes pas le poisson, c’est mal barré pour toi, tu peux toujours prendre une pizza ou des pâtes).

Même les vaches font du lèche-restau, se demandant bien lequel choisir.

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Moi je dis, va là où tes copines sont déjà installées, tu ne peux pas te tromper !

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Ce qui m’a fait apprécier Palolem par rapport à Calengute, c’est le fait qu’il n’y avait presque personne. Je m’attendais à trouver une plage bondée en cette période de fêtes, la semaine entre noël et nouvel-an étant en principe la plus chargée pour tous les hôteliers et restaurateurs, mais, mais, je pense que les événements de Bombay ont eu des répercussions jusqu’ici. Il y a d’abord eu pleins d’annulation de touristes étrangers juste après les attaques. Ensuite l’interdiction d’organiser des fêtes sur les plages, ce qui a découragé pas mal de gens qui habituellement viennent célébrer les fêtes ici de venir. La sécurité a été nettement renforcée et l’armée et la police patrouillent constamment. Les militaires se postent mitraillette à la main dans des mini-bunkers en sac de sable sur la plage et surveillent la mer et le restau où tu manges. Charmant. (bon, j’ai pas de photo, je me voyais très mal me poser juste devant un militaire en service et faire ma grosse touriste – ça, je le fais avec les vaches, je ne risque pas de me retrouver en prison pour tentative d’espionnage ou pseudo-terrorisme).

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Pareil, la journée, tu les croises sur la plage.

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Pour rentrer en voiture dans le village, impossible si tu n’y résides pas (enfin, en principe, je les ai trouvé assez laxistes sur ce coup là…). Conséquence, pas ‘trop’ de trafic sur le petit marché. Des restaurants à moitié pleins le soir, pas de bousculade sur la plage ou sur le marché… Assez tranquille. C’est tout bénéf pour moi, mais peut-être moins pour ceux qui vivent justement du tourisme.

Après, ben voilà, c’est tout en fait. Rien de bien particulier à signaler à part qu’il a fait super beau, que la mer était chaude et les palmiers superbes.

Ahhh si!!! Pour le retour!! On attérit à Bombay hier après midi, ma sœur sort nos sacs du compartiment au dessus des sièges. Hop, on saute dans le mini-bus qui nous ramène au terminal et je constate qu’il nous manque un sac. Le sac, le sac brun, t’as pas pris le sac brun?? Rhooo, elle l’a oublié dans l’avion! On est déjà au terminal! Punaaaaiiiiiseuh! (enfin, j’ai pas dit ça, j’ai été un chouillas plus vulgaire). Ni une ni deux, je file direct voir le chauffeur du bus et je lui explique qu’on a oublié un sac, s’il vous plaiîîîîîîîiîîîît, ramenez-nous à l’avion, vous serez super chou! Ok madam, no problem. Et nous revoilà à faire le chemin inverse à toute berzingue sur le tarmac dans le bus vide (on a fait un remake de speed, sauf que le chauffeur, c’était pas Keanu Reeves – et que je ne suis pas Sandra Bullock) et à sauter en bas de l’avion et expliquer tout le schmilblick du sac. Evidement, les gars sont devenus tout blanc (ohhhhhh, unattended luggage… left in the plane…). Rho, mais non, c’est nous, regarde, (cheeeeese, big smile) on n’est pas des terroristes, c’est juste un petit sac brun avec deux peintures et une petite statue toute rigolote qui a les bras et les jambes qui se plient. Seat 10A, please, can we get the bag back? Ok, ok madam, I’ll check. Il l’a effectivement retrouvé, mais au moins 5 gars ont inspecté le contenu du sac avant de nous le rendre. Bon, à la limite, il vaut mieux être trop prudent que pas assez. Mais franchement…! C’histoire!

Bon, c’est pas tout ça, mais j’ai une nouvelle année à commencer moi.

Vasco de Gama,

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le Bom Jesus à l’arbre tordu

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et puis moi-même,

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nous vous souhaitons une très très bonne année 2009!!!

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22 août 2008

De retour en France pour quelques jours…

Et bien que dire...?

Ben c’est bizarre. Rien n’a changé en fait, sauf peut-être mon regard sur les gens, la vie, la ville…

IMG_1310Ok, premier point accordé, c’est calme (mais alooors caaaaaalme, c’est pas croyable!), c’est propre, ce n’est pas pollué, je n’ai pas de vilaines traces de crasse sur la figure en fin de journée, personne ne klaxonne, je ne risque pas de me faire tuer tous les 10 mètres par des chauffeurs fous. Des heures passées dans le jardin à regarder les tomates et les haricots pousser. Dans un sens, ça c’est bien. Et puis ici, c’est pas la mousson, plus de pieds cracra, d’humidité et de flaques d’eau.

Mais je ne sais pas pour le reste. Quitte à faire de le non-original et dire exactement ce que disent les expats de retour d’Inde, ici, tout est triste, les gens font la gueule, se plaignent, ils sont gris (enfin pas tous, hein!! J’en ai eu la preuve pendant 2 superbes journées avec une Fraise et un Thom). Les gens sont gros, ils ne sont pas beaux. Il y a aussi certes des moches et des gros en Inde, mais ce n’est pas pareil, je ne sais pas comment expliquer, ils le portent différemment, il y a toujours ce sourire, cette nonchalance, cette attitude relax qui se dégagent d’eux. Ici, en France, c’est aigre, c’est acide, c’est gris, c’est fade.

Et puis tout est cher. Oui, je sais, il ne faut pas comparer avec l’Inde, mais franchement, franchement, il ne faut pas pousser non plus! 10 euros pour un produit en pharmacie que j’aurais payé moins de 100 roupies sur place (1.5 euros). Je me demande combien les laboratoires et l’industrie pharmaceutique se mettent dans les poches au passage… J’en ai discuté avec mon médecin qui a hallucinée devant le prix des antibiotiques en Inde comparés à ceux en France (exemple concret : pour mes medocs, je paie 48 roupies (80 cts) les 10 comprimés, pour le même médicament / même molécule en France, c’est 5 euros les 4 comprimés…). 25 euros pour des bijoux sur des marchés à touristes… La moindre babiole coûte entre 10 et 25 euros… Idem pour les vêtements… Nan mais ça va pas?? Je m’arrache les cheveux et pousse de longs soupirs de désespoir dans les magasins… Bon, ben je ne peux plus me permettre de faire mon shopping en France apparemment. Trop cher. (note : penser à renégocier mon salaire en vue des prochaines vacances…)

M’enfin bref, ce n’est pas ça qui va gâcher mes vacances.

J’en profite pour soigner mon bidon et ne manger que des choses qui me plaisent et me font extrêmement plaisir (une côte de bœuf? des tapas? un barbecue? croissant? baguette? un petit bout de fromage?...). Je profite du calme et de la tranquillité. Je prends le même rythme que le chat de la maison, je me repose entre deux siestes. Et puis je me balade. Il ne fait pas trop chaud (voire même froid, si j’exagère un peu), et du coup, je peux me promener sans transpirer des bassines d’eau (si c’est pas agréable, ça?). Bref, ça, c’est cool.

Mais ici, ya pas de Kingfisher, ya pas d’Old Monk and coke, ya pas de masala papad à l’apéro et ça ne sent pas le maïs grillé dans la rue (pleine saison lorsque je suis partie la semaine dernière)

Mais il y a tout ça aussi, donc ça compense...

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Les gendarmes qui prennent l'apéro dans le port...

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Miam miam..!

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02 juin 2008

Getting Higher and higher!

La  suite du voyage en Himachal Pradesh du mois dernier (oui, je le reconnais, c’est un peu décousu niveau continuité, mais je fais comme je peux, j’ai pas le temps de tout faire, moi!)

Donc voilà, on se réveille dans le bus qui a bien amorcé la montée dans la montagne. On tournicote, on double des troupeaux de moutons, on longe des vallées, des rivières, l’air FRAIS rentre par la fenêtre, on klaxonne dans les virages… Ca y est on approche! Arrivée à Bunthar sans aucun problème et de là, on choppe une jeep jusqu’à Jari, où nous sommes attendus par Negi, le propriétaire de Negi's Himalayan Adventures.

negis

On s’entasse avec les sacs dans sa petite voiture, et direction Chokki  et la guesthouse, qui sera notre point de base pendant tout le séjour.

Chokki est un tout petit village, quelques maisons accrochées au flanc de la montagne, tout en hauteur, plein de rocailles, d’escaliers, de petits chemins… La guesthouse est juste au milieu du village et surplombe toute la vallée. Ici, on est loin de la ville et de son confort moderne. Les chambres sont agréables mais toutes simples. Pas de superflu. En plus, vu qu’il n’y avait pas trop de monde, on a chacun pu avoir sa chambre, la choisir, et du coup, on a pris celles tout en haut, sur le toit, avec la terrasse… Que demander de plus? Nous sommes accueillis comme des princes, on s’occupe de nous, le chai coule à flot, le déjeuner arrive sans même qu’on ait à le demander… C’est parfait.

Chowki_guesthouse_green_house

Chowki_Chappu_Negi_and_chai

Chowki_view_from_our_terrasse

Le premier jour, repos. On se remet tout doucement du voyage et du bus. On bouquine, on se promène autour du village, on prépare les autres jours et les treks. On se décide pour Malana et Khir Ganga. 

Le lendemain matin, tous en route pour Malana.  Evidement, le village est perché très haut et assez difficile d’accès, sinon  ce serait trop facile.

Pour y accéder, donc, on prend une jeep, qui traverse le chantier de construction de la nouvelle route.

jeep

Un travail énorme. Un chantier gigantesque. Des centaines d’hommes qui travaillent avec une pelle et une petite cuillère (welcome to India!). Nous retiendrons de cette traversée la phrase de Zeynep (qui n’est pas francophone à la base) «c’est un vrai travail de gitans!» euhhhh, tu veux dire titan, non? Ah si, si! Mais c’est vrai qu’en y regardant de plus près… Tout doucement, la jeep peine dans les gravillons, se prend les roues dans des trous, et s’embourbe dans les virages, c’est assez folklorique…

pushing_jeep

pushing_jeep_2

Manala se dessine petit à petit à l’horizon, on distingue le village de la route, de l’autre côté de la vallée. Et on se demande bien comment on va arriver à grimper là-haut

malana_tout_la_haut

Tout à coup, la jeep ne peut plus avancer. On est coincé! Qu’à cela ne tienne, on trouve un camion qui veut bien nous déposer en bas du chemin qui mène à Malana. Et c’est parti!

Malana_at_the_back_of_the_truck

Et puis on arrive finalement au bout du chemin, maintenant, on continue à pied! Et ça monte les cocos. Et c’est du chemin escarpé. Et ben mon petit, on en a chié! Et pas qu’un peu! Heureusement, on a pu faire une joyeuse pause momos (raviolis tibétains) pour nous ravitailler, et on a pu repartir de plus belle (sous une averse, évidemment).  En chemin, on croisait des gens du village qui descendaient (ou montaient) et nous doublaient allègrement, sautant comme des cabris avec leurs vaches, leurs poneys ou leurs caisses de coca-cola sur les épaules, allez, hop hop hop, alors que nous soufflions comme des bœufs… Tout cela, rajouté aux paysages sublimes nous ont fait oublier que la montée était super dure. Ca vaut franchement le coup d’avoir mal aux mollets et aux cuisses pour voir ça.

malana_view

malana_view3

malana_view4

malana_on_se_sent_petit

Malana_drinking_pure_water

malana_view5

Finalement, au bout de 3-4 heures d’ascension, nous sommes arrivés aux portes du village.

Manala est un petit village qui vit en (presque) complète autarcie, les villageois faisant partie d’une très haute caste et refusant tout contact avec l’extérieur de peur d’être souillés par des être impurs. Les étrangers ne sont généralement pas les bienvenus. Negi connaissant parfaitement le village et ses coutumes pour y avoir vécu quelques années, il a l’autorisation des gens du village pour ramener des gens, à condition que nous ne touchions rien, restions bien sur les chemins indiqués, ne parlions pas aux gens si on ne nous adressait pas directement la parole. Si on touche une personne,  c’est directement une amende de 1000 roupies et direction le temple pour prières, sacrifices et purification pour le villageois touché.  Ils ne rigolent pas des masses avec ça. On a effectivement pu le constater en voyant les femmes tirer les enfants et leurs objets vers elles en nous voyant arriver. C’est assez bizarre comme sensation…  On craignait tous de faire une boulette. On avait trop peur de faire un impair, une faute qui aurait pu nous mettre dans le pétrin. On sentait que Negi était assez nerveux et à l’affut du moindre de nos gestes. Il nous fait faire le tour du village, on monte jusqu’à une des guesthouse tout en haut pour boire un chai et manger un peu et on peut constater avec regret que plus de la moitié des habitations ont brûlé dans un incendie cet hiver, laissant toute la partie basse du village désolée, vide, noircie… Une grande partie du patrimoine du village s’est envolée en fumée dans ce feu, car les maisons de Malana sont aussi très particulières, en bois sculpté et peint (sorry, pas de photo, c’est pas autorisé…).

Sociologiquement et ethniquement parlant, Malana est extrêmement intéressant. C’est assez captivant de voir que ces gens vivent entre eux et ne se mélangent pas avec les gens de l’extérieur, parlent leur propre langue, etc… Evidemment, si l’on considère que cela dure depuis presque 2000 ans, cela a des répercussions sur les individus, les problèmes de consanguinités étant bien apparents… Et puis vous vous demandez surement de quoi vivent ces habitants, perchés là-haut dans la montagne, tous seuls, très peu de terres cultivables, isolés les mois d’hiver… Et ben ils vivent en grande partie grâce à ça, tout simplement…

Kheer_Ganga_mauvaise_herbe_locale

Ca pousse partout! Mais vraiment partout! Sur les bords des chemins, dans les escaliers dans les villages, entre les rochers… En France, on a des orties et des fougères sur les chemins de randonnée, dans la Parvati Valley, on a du charras, un des cannabis les plus réputés en Inde et dans le monde. Ben vlà!

Un article du Guide du Routard explique très bien le fonctionnement du village et ses particularités --> ici. 

On a passé quelques heures perchés en haut de la montagne, à profiter de la vue sur les sommets enneigés et puis il a fallu se remettre en route et entamer la descente pour retourner au pied de la montagne où la jeep nous attendait... Retour à la guesthouse pour une nuit de repos avant le trek de 2 jours pour Khir Ganga!

Posté par Blogi à 19:27 - Trippin' - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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